Les Eagles of death metal refoulés de la réouverture du Bataclan

14 Novembre, 2016, 06:42 | Auteur: Lea Montgomery

"C'est la première fois que je vais dans un lieu public depuis un an". Pour Georges Salines, qui a perdu sa fille Lola et qui préside cette dernière, la réouverture du Bataclan, "c'est presque une reconquête d'un espace par la musique, par la fête, contre les forces de mort ". Présent dans la salle le 13 novembre 2015 pour les Eagles of Death Metal, il regrette un peu de ne pas avoir eu d'invitation, au contraire de quelque 300 victimes et familles de victimes conviées à la réouverture.

Puis il s'est lancé, accompagné du trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, dans le morceau "Fragile", prélude à un concert d'une heure environ devant une salle pleine. Dans la salle, certains spectateurs étaient en pleurs.

Les internautes indignés y ont vu un deux poids deux mesures, ne comprenant pas comment une victime des attentats perpétrés par des islamistes radicaux se revendiquant de Daesh pouvait être interdit d'assister au concert, tandis que Sting, à travers sa phrase, lançait un message qu'il considèrent comme pro-islam. "Démarrer avec des cérémonies devant le Bataclan et après de la musique, ça ne m'allait pas du tout, du tout".

"Ils avaient une couronne de fleurs bleu-blanc-rouge et ont fait la queue comme tout le monde pour se recueillir devant la plaque" à la mémoire des 90 morts du Bataclan, a relaté à l'AFP le journaliste du Monde Daniel Psenny, lui-même blessé lors des attentats en portant assistance à un Américain.

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Barack Obama ne s'arrête pas: il se moque de l'expérience de leader que Donald Trump a acquise durant "The Celebrity Apprentice". En fin, sur plusieurs continents, les sentiments dominants sont la prudence et l'interrogation souvent teintée d'inquiétude.

Jesse Hughes avait estimé en mars 2016 dans une interview à une chaîne de télévision américaine que l'attaque du 13 novembre avait été préparée de l'intérieur de la salle et exprimé des soupçons à l'encontre des vigiles. "[Jesse Hughes] s'est permis des déclarations tous les deux mois incroyablement fausses". Il avait écarté l'idée de programmer au Bataclan le groupe californien, qui après l'attentat avait émis le souhait d'être le premier à rejouer dans la salle. Décision qui aurait notamment été prise suite aux propos polémiques du chanteur Jesse Hughes. "J'ai juste mis ça sur le compte de la jalousie des Arabes" à l'égard des Américains.

Face aux réactions indignées, il s'était excusé, mais deux festivals français avaient néanmoins annulé les concerts du groupe prévus cet été.

EODM était réapparu sur scène à Paris à la fin d'un concert de U2 à Bercy, début décembre.

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