Marine Le Pen se réjouit — Donald Trump élu

14 Novembre, 2016, 13:57 | Auteur: Lea Montgomery

"Le même que j'entends depuis deux ans que je me suis engagé publiquement sur la scène politique", écrit Emmanuel Macron, assurant que "ce rejet rend impossible de demeurer dans le statu quo dans lequel notre pays s'est englué depuis trente ans". Les soutiens de Nicolas Sarkozy, dont certains se disaient, ces dernières semaines, "décontenancés" par la perte de vitesse de leur champion dans les sondages, ont été galvanisés par la victoire de Donald Trump. Ils voient là la preuve que tout est encore possible. Or, en France, cela fait déjà plusieurs scrutins présidentiels que l'on n'observe plus d'écart significatif entre le vote des hommes et celui des femmes. La culture politique ségrégationniste reste même revendiquée jusqu'à nos jours dans de nombreuses régions du pays, notamment en affichant encore le drapeau confédéré du Sud esclavagiste de l'époque de la Guerre de Sécession.

Aux Etats-Unis, les premières statistiques électorales disponibles indiquent très clairement une polarisation extrême entre un vote masculin surtout pour Donald Trump, et un vote féminin surtout pour Hillary Clinton. Ce n'est plus l'heure de se diviser " avance une source au Parti socialiste, où le courant légitimiste rêve encore d'un ralliement du parti autour de la candidature de François Hollande, qui est pourtant au plus bas dans les sondages.

Des effets qui "s'annulent".

L'élection de Donald Trump aux États-Unis a fortement fait réagir la classe politique française. Une France rurale ou à la périphérie des grandes villes à laquelle tous les candidats tentent de s'adresser en priorité.

Messi ne prolonge pas pour le moment
Pourtant, Bartomeu s'est montré confiant en novembre au sujet de la prolongation du numéro 10 argentin. "Messi? Pas encore. Mais depuis, il n'y a plus eu de contact officiel entre Messi et sa direction.

"C'est une histoire de peur du changement, peur de l'autre, peur de la contamination culturelle", commente Jeremy Shapiro, directeur de recherches au European Council on Foreign Relations. Au final, selon Olivier Duhamel, tous ces effets "s'annulent". "Trump l'emporte, Marine Le Pen jubile", a par exemple titré Libération peu après l'officialisation de la victoire du candidat républicain.

De plus, transformer "les sondages n'ont pas prévu la victoire de Donald Trump" en "la victoire de Marine Le Pen est possible", c'est une erreur de raisonnement d'un strict point de vue logique.

Au rythme du basculement nocturne des États américains en faveur de M. Trump, ses proches s'étaient faits de plus en plus euphoriques. De fait, l'élection américaine est à suffrage indirect. À l'instar du Premier ministre Manuel Valls qui avait lancé il y a quelques semaines un appel d'union aux candidats déclarés ou putatifs à la primaire et à la présidentielle, la porte-parole du PS, Corinne Narassiguin, a appelé Mélenchon, Macron, Jadot à rejoindre la primaire de gauche pour avoir au final un candidat unique. Parmi les pôles, il en est un qui joue un rôle pivot: l'électorat centriste, central, modéré. "Ils sont trop faibles pour qualifier leur candidat mais suffisamment fort pour jouer les arbitres".

En ce qui concerne la famille, si Trump a rendu hommage à ses parents, Marine Le Pen les a envoyés se promener alors qu'ils sont vivants.