Macron candidat à la présidentielle, un "mauvais coup" pour Juppé ?

18 Novembre, 2016, 11:49 | Auteur: Armand Coulomb
  • Benoît Hamon candidat à la primaire de la gauche à Paris le 7 novembre 2016

Emmanuel Macron a promis jeudi soir une " révolution démocratique " face à des partis qui "n'existent plus" lors de son premier meeting de campagne, au lendemain de sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle.

"Ce combat que nous devons livrer pour faire réussir notre pays, il commencera en mai 2017", a-t-il poursuivi. Il devrait faire part de ses intentions dans les prochaines semaines. "Je ne parle pas à la gauche, je ne parle pas à la droite, je parle aux Français", a-t-il résumé. L'ancien ministre de l'Économie a mis fin à des mois de faux suspens et marque son entrée dans la course à l'Élysée.

Il faut "une expérience qui a été éprouvée par le temps" pour gouverner et "refuser les aventures individuelles", a déclaré dans la foulée le Premier ministre Manuel Valls. Ses proches égrènent avec fierté les chiffres: près de 100 000 adhérents structurés en plus de 1 700 comités locaux, plus de 2,7 millions d'euros de dons, une cinquantaine de parlementaires conquis. Il a entamé sa carrière, en 2004, à l'Inspection générale des Finances, et travaillera par la suite comme banquier d'affaires chez Rothschild & Co, où il deviendra associé gérant.

" C'est très embêtant ", a de son côté constaté le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, mettant en garde contre le risque d'élimination de la gauche dès le premier tour si elle part fragmentée à la présidentielle.

Foot - Bleus - Soir de premières en équipe de France
Victime d'une déchirure des ischio-jambiers, le milieu de terrain va manquer 3 semaines de compétition. Surtout, c'est quelque chose qui va me donner envie de revenir car ça s'est vraiment bien passé.

L'homme de 38 ans espère incarner l'espoir, mais aussi la jeunesse et désire représenter les valeurs qui unissent tous les Français: " Mon objectif n'est pas de rassembler la droite ou de rassembler la gauche, mais de rassembler les Français ". De quoi renforcer la thèse qu'il est plus le "candidat des médias" que des Français. C'est un réservoir de voix limité, on le sait tellement que François Hollande lui-même l'a rappelé et fait tout depuis les derniers mois pour neutraliser toute autre forme de candidature de gauche.

"Alain Juppé demande " de la méfiance " à l'égard d'une personne qui se présente en " chevalier blanc ".

En rupture avec la famille socialiste, le candidat, qui n'est pas encarté au PS, ne compte pas passer par le processus de primaire mis en place à gauche.

Mais pour Nicolas Beytout de L'Opinion, l'important est le renouveau incarné par le candidat: "Tous ceux qui jugent Emmanuel Macron incapable parce que trop jeune dans le métier réfléchissent avec un logiciel daté qui les empêche de voir cette trajectoire autrement qu'en la réduisant à un phénomène médiatique".

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