Sarkozy juge "indigne" une question sur Takieddine

18 Novembre, 2016, 15:03 | Auteur: Armand Coulomb

Il a été entendu dans la matinée dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire, en région parisienne, après une première audition mardi.

La veille, dans un entretien diffusé par Mediapart, l'homme d'affaires, mis en examen dans le dossier Karachi, a assuré avoir transporté entre novembre 2006 et début 2007 trois valises entre la Libye et la France contenant au total cinq millions d'euros en espèces.

"Je viens pour collaborer, pour confirmer tout ce que je dis avant".

Nicolas Sarkozy dit mercredi son "mépris" à l'égard de Mediapart après de nouvelles déclarations, sur le site d'information, de Ziad Takieddine sur un financement libyen de sa campagne de 2007. Ce qu'il n'a jusqu'ici jamais fait.

Alors forcément jeudi soir, pour le troisième et dernier débat entre les candidats à la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy a été interrogé sur les accusations de Ziad Takieddine. Le camp Sarkozy a également épinglé des incohérences dans le récit de Ziad Takieddine et son " absence de crédibilité ".

Le gouvernement revoit à la baisse la prévision de croissance
Michel Sapin a enfin donné avec précision l'évolution du PIB pour l'année prochaine. Sapin dans une déclaration envoyée à l'AFP.

Mais s'il a été outré, Nicolas Sarkozy n'a pas été déstabilisé par la question de David Pujadas et il enchaîne tout de suite par une diatribe anti Macron.

Les valises d'argent lui auraient été confiées à Tripoli par le chef des services secrets libyens sous le régime de Mouammar Kadhafi.

Dans les sondages d'opinion, Nicolas Sarkozy a réussi ce 3e débat et est en bonne position pour se hisser au second tour des primaires de la droite. Abdallah Senoussi avait affirmé avoir "personnellement supervisé" le transfert de cinq millions d'euros pour la campagne en "2006-2007", selon des éléments de l'enquête des juges d'instruction français sur un possible financement libyen, dont l'AFP a eu connaissance.

Les juges ont par ailleurs obtenu plusieurs autres témoignages d'autres anciens responsables libyens notamment celui, posthume, de Choukri Ghanem, l'ex-ministre du Pétrole décédé en 2012, qui mentionne un financement occulte dans ses carnets.

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