Jammeh reconnaît sa défaite face à Barrow, qui salue "une nouvelle Gambie"

05 Décembre, 2016, 09:22 | Auteur: Armand Coulomb

Dakar, 3 déc (APS) - La presse quotidienne commente largement la défaite du président Yahya Jammeh, battu lors de la présidentielle gambienne du 1er décembre par l'opposant Adama Barrow.

En attendant, il a promis de respecter la volonté du peuple gambien, suite à sa défaite devant Barrow.

L'ONU se dit "disposée à travailler avec les Gambiens pour établir une Commission Vérité et Réconciliation", a affirmé M. Chambas, refusant toutefois de se prononcer sur d'éventuelles futures poursuites contre Yahya Jammeh. Selon les résultats du scrutin présidentiel publiés par la commission électorale gambienne, Adama Barrow est arrivé en tête de cette élection d'un tour avec 45,5 % des suffrages, devant le président sortant, qui obtient 36,6%.

Il s'était déclaré sûr d'être réélu à la présidentielle de jeudi, et ses détracteurs lui prêtaient l'intention de n'accepter aucune autre issue.

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La Première ministre britannique Theresa May ne fera pas le déplacement, a annoncé Downing Street, sans préciser qui la représenterait.

Le départ de Yaya Jammeh est tellement souhaité par ce peuple gambien fatigué et longuement tenu sous une dictature avec zéro pitié que Yaya Jammeh a réussi d'organiser sa propre sortie, qui pour le moment lui réussit bien jusqu'à avouer ne pas penser quitter la Gambie mais se consacrer à sa ferme.

Le président gambien élu qui prendra ses fonctions en janvier, est le troisième président de l'histoire de la Gambie en 51 ans d'indépendance de cette ex-colonie britannique, après Dawda Jawara et Yahya Jammeh.

Si certains s'interrogeaient sur son sort, lui-même semblait serein quant à son avenir post-pouvoir: il ne s'exilera pas et mènera une vie de paysan à Kanilai, son village natal dans l'ouest de la Gambie, a-t-il assuré dans son message télévisé. A la surprise générale, il a reconnu sa défaite et félicité - par téléphone - Barrow dans une déclaration télévisée vendredi soir, sa première réaction depuis l'annonce des résultats, comme l'avait indiqué plusieurs heures auparavant Alieu Momar Njie, parlant d'un "fait "vraiment exceptionnel". Lamin Kuyateh, 56 ans, rencontré au marché artisanal, s'est dit "vraiment heureux parce que nous nous sommes débarrassés du mal", avant de s'emparer d'une kora et d'improviser une chanson: "Gambie, Gambie, nouveau président". La Gambie tire un trait sur 22 ans de pouvoir autocrate et entre dans le cercle des pays du continent africain qui peuvent se targuer d'avoir connu une transition démocratique en douceur... "Maintenant, nous devons avancer, construire une meilleure Gambie", a-t-il ajouté. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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