Conflit en Syrie: détresse des civils bloqués dans le froid à Alep

18 Décembre, 2016, 22:25 | Auteur: Armand Coulomb

Des bus ont commencé à entrer ce dimanche 18 décembre dans le réduit rebelle de la ville syrienne d'Alep en vue de la reprise de l'évacuation de civils et d'insurgés interrompue depuis vendredi, rapporte l'agence de presse officielle syrienne Sana.

Un physiothérapeute, Mahmoud Zaazaa, a confié à l'AFP qu'il ne restait plus dans la zone "que trois médecins, un pharmacien et trois infirmiers". Les rebelles ont accepté la sortie de 1.500 personnes de Foua et Kafraya alors que Téhéran réclame la sortie de 4.000.

Les quinze membres du Conseil se réuniront à 11H00 locales (16H00 GMT) pour voter sur le texte présenté par la France, malgré l'opposition de la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, qui dispose d'un droit de veto, ont annoncé samedi soir des diplomates.

La résolution demande que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon fasse déployer rapidement à Alep le personnel humanitaire de l'ONU déjà présent en Syrie "pour une surveillance adéquate neutre et une observation directe" de "l'évacuation des parties assiégées d'Alep".

Mais selon M. Dbis, environ 6.000 personnes sont déjà arrivées d'Alep, dont au moins 250 blessés.

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Fillon est inquiétant, 59% estiment qu'en cas de mouvements sociaux il ne cédera pas aux manifestants, et 54% qu'il a la stature d'un véritable président.

"Ils (les rebelles, ndlr) ont voulu sortir des armes moyennes dans leurs valises" alors qu'ils sont censés ne partir qu'avec leurs armes légères, a aussi indiqué cette source militaire syrienne.

Environ 50.000 personnes étaient toujours prises au piège dans les quartiers rebelles malgré cet accord, a déclaré jeudi Staffan de Mistura, émissaire de l'ONU pour la Syrie.

Une fois l'exode terminé, le régime devrait proclamer la reprise totale de la ville, enregistrant ainsi sa plus importante victoire dans la guerre sanglante qui dure depuis 2011 et qui a fait plus de 310.000 Morts. Les habitants sont privés d'eau potable et de nourriture et subsistent en mangeant des dattes.

Cette dernière a expliqué que des ambulances et des autobus avaient fait la navette toute la nuit entre la dernière poche tenue par les rebelles dans la ville d'Alep et des secteurs contrôlés par les insurgés dans l'ouest de la province du même nom. De son côté, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a indiqué que la suspension à Alep était également due au blocage des évacuations dans deux localités chiites prorégime de Foua et de Kefraya.

Des centaines de civils ont été tués et plus de 100.000 autres affamés et assiégés pendant quatre mois poussés à la fuite, sans compter les immenses destructions, et ce sous les yeux d'une communauté internationale impuissante.

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