Trump fustige les médias — Infos compromettantes

12 Janvier, 2017, 22:49 | Auteur: Lea Montgomery
  • Une taxe d’ajustement aux frontière aurait un impact important

Au départ, la conférence de presse du jour devait être consacrée aux affaires de l'Etat fédéral. Manifestement ravi d'être interrogé sur le sujet - "Enfin, vous me parlez de l'ObamaCare!"

Plus surprenant, Donald Trump a félicité nommément. le Français Bernard Arnault, patron du groupe LVMH qu'il a rencontré il y a quelques jours et qu'il considère comme "un exemple" de futur investissement étranger pour créer des emplois aux Etats-Unis. Pas sûr qu'il accepte toutes les questions de la presse. Le site a, lui, carrément publié ce fameux rapport de 35 pages, en soulignant que certains de ces éléments étaient invérifiables - et s'est attiré de nombreuses critiques outre-Atlantique.

Durant la campagne, pour l'investiture républicaine puis pour la présidentielle, le milliardaire a multiplié les attaques à l'encontre des médias. Avant que des démocrates ne prennent ensuite le relais...

La semaine dernière, les chefs du renseignement américain ont informé le président élu et le président Obama de l'existence d'informations compromettantes - mais non vérifiées - qui auraient été recueillies pendant des années par la Russie sur lui.

Dans son communiqué, le patron du renseignement américain ne mentionne nulle part que le rapport est mensonger, comme le président désigné l'affirme dans le tweet ci-haut, affirmant plutôt que les renseignements américains n'avaient " aucun jugement quant à la fiabilité des informations contenues dans ce document ".

Infos compromettantes: Trump fustige les médias
Pendant une heure, Donald Trump a surtout cherché à utiliser sa conférence de presse pour s'adresser directement à ses supporters. Clapper a estimé que la Russie demeurait un opérateur très actif dans le cyberespace sur l'ensemble de la planète.

Dans le mémo, on apprend - et cela n'a donc pas encore été authentifié - que les autorités russes auraient monté un dossier à charge contre Donald Trump, pour faire pression sur lui si besoin.

Y sont aussi révélés de possibles liens anciens entre l'entourage de M. Trump et des officiels russes, ainsi que de possibles échanges informels et secrets pendant la campagne. Pour les renseignements américains, cette opération prouve que la Russie a cherché à influencer l'élection en récoltant des informations sur les deux candidats mais en ne divulguant que celles concernant Hillary Clinton. Ce n'est pas la première fois que l'interférence de la Russie est dénoncée. "Donald Trump va répondre à la presse comme s'il était un dictateur, estime Jacob Weisberg, rédacteur en chef du site d'information Slate".

A en croire plusieurs médias américains, ces acclamations sont en fait l'œuvre de membres du personnel de Trump, rémunérés exprès pour l'occasion, selon Politico, et placés à plusieurs endroits stratégiques dans la salle: près de la famille de Donald Trump, mais aussi pour certains d'entre eux, à côté des journalistes, bien trop nombreux pour la salle de conférence. Et cela pose évidemment la question de la capacité à gouverner du magnat, analyse notre correspondante à New York, Marie Bourreau.

"Fausses informations, une chasse aux sorcières totale!", a réagi mardi soir dans la foulée le milliardaire sur Twitter dès l'annonce de ces informations, écrivant la totalité de son message en majuscules.

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