Juppé renonce définitivement à la présidentielle

06 Mars, 2017, 13:05 | Auteur: Armand Coulomb
  • Alain Juppé Nicolas Sarkozy et François Fillon le 5 septembre 2015 à La Baule-AFP  Archives  JEAN-SEBASTIEN EVRARD

En revanche, dans le cas d'une candidature d'Alain Juppé qui obtiendrait 24,5% des voix, Emmanuel Macron n'obtiendrait que 20% des voix.

"Ils veulent le "débrancher", c'est la guerre", a confié à l'AFP un ancien ministre resté fidèle à M. Fillon.

Mais Alain Juppé n'a pas pris la peine d'apaiser la situation: il a fait le bilan d'une élection qui ne s'est jamais "présentée dans des conditions aussi confuses". La gauche, déboussolée par l'échec du quinquennat Hollande, s'est fracturée entre plusieurs sensibilités irréconciliables et a des chances de ne pas figurer au second tour.

Le nom d'Alain Juppé avait été évoqué très tôt comme remplaçant potentiel de François Fillon suite aux révélations du Canard enchaîné, relatives au présumé emploi fictif de Pénélope Fillon en tant qu'assistante parlementaire de son époux durant de nombreuses années.

Fin 2016, François Fillon expliquait qu'il fallait " nommer le problème concret que nous avons avec la radicalisation d'une partie de l'Islam".

Juppé fera une déclaration à la presse lundi à 10H30 à Bordeaux
S'il a dénoncé une "chasse à l'homme", il a aussi atténué le ton de ses critiques envers la justice. Ce soir, François Fillon doit s'exprimer au journal de 20 heures.

La semaine dernière, son entourage avait laissé entendre qu'Alain Juppé se "tenait prêt" pour éviter le "suicide collectif". Ils m'ont fait hésiter.

"A mes yeux, a poursuvi Juppé, la condition sinequanone du succès c'est évidemment le rassemblement le plus large possible de la droite et du centre". "Tel était mon objectif en me présentant à la primaire, je n'ai pas réussi". Aujourd'hui, ce rassemblement est plus difficile encore. "CHRISTIAN ESTROSI, POUR UN PLAN B" François Fillon ne peut pas gagner, François Fillon ne peut pas se contenter de dire "c'est moi qui ai la légitimité de la part de la primaire", déplore le député LR, président de la région Paca et de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Le passage de témoin se ferait dans la douleur et laisserait des cicatrices.

"Je n'ai pas l'intention de m'engager dans des tractations partisanes, ni marchandage de postes". Il a également dénoncé "l'obstination" du candidat Fillon et une radicalisation du "noyau dur des militants LR". S'exprimant depuis Bordeaux, ville dont il est maire depuis 2006, l'ancien Premier ministre a "confirmé, une bonne fois pour toutes, qu'[il] ne [sera] pas candidat à la présidence de la République". "Je mesure la déception que provoquera cette décision chez beaucoup et les reproches qu'elle me vaudra sans doute", a-t-il ajouté.

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