Un site pétrolier tombe sous les mains de groupes islamistes — Libye

06 Mars, 2017, 06:35 | Auteur: Armand Coulomb
  • Libye : des groupes islamistes s’emparent d’un complexe pétrolier

Les quatre principaux terminaux pétroliers libyens " Zoueitina, Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra", essentiels aux exportations, avaient été repris en septembre 2016 par les troupes du maréchal Haftar.

Le GNA a affirmé vendredi soir dans un communiqué "n'avoir aucun lien avec l'escalade militaire qui se déroule dans la région du Croissant pétrolier".

Des groupes islamistes se sont emparés d'un important site pétrolier dans le nord-est de la Libye, a indiqué ce samedi un responsable militaire. Les Brigades de Défense de Benghazi (BDB), une force "révolutionnaire" composée d'islamistes avec des noyaux de jihadites, "sont arrivées jusqu'à l'aéroport principal de Ras Lanouf", a indiqué le colonel Ahmad al-Mismari, porte-parole des forces loyales aux autorités non reconnues basées dans l'est de la Libye. Le porte-parole des forces loyales aux autorités de l'Est, non reconnues par la communauté internationale depuis l'accord du 27 décembre 2015, le colonel Ahmad al Mismari, a révélé hier que les Brigades de Défense de Benghazi (BDB) "sont arrivées jusqu'à l'aéroport principal de Ras Lanouf" mais qu'elles se sont heurtées à une farouche résistance, malgré le fait que les "assaillants équipés de chars modernes et d'un radar pour neutraliser l'armée de l'air" dont dispose Haftar. "Nous avons perdu deux martyrs (.) parmi nos combattants".

Vendredi, l'armée de l'air sous le contrôle du général Haftar avait effectué des sorties et des frappes "du matin jusqu'à la tombée de la nuit (.) détruisant environ 40% de leurs véhicules".

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Il a souligné aussi "n'avoir donné aucune directive ni ordre à une quelconque formation de se diriger vers cette zone", condamnant "avec force toute action qui sape les espoirs des Libyens". Cela n'a pas empêché le GNA de prévenir qu' "il ne resterait pas les bras croisés si les affrontements se poursuivaient dans cette zone ou ailleurs", avec le risque d'une escalade fatale aux efforts accomplis durant deux ans de médiation à laquelle l'Algérie a consacré d'immenses efforts.

Plusieurs initiatives ont été lancées pour tenter de rapprocher le GNA et le maréchal Haftar mais sans succès apparent jusqu'à présent.

Depuis le 2011, le pays est déchiré par les rivalités entre ses milices mais aussi entre ses dizaines de tribus, composantes essentielles de la société.

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