La piste d'un "trésor" explorée — Affaire Troadec

10 Mars, 2017, 12:04 | Auteur: Franck Riqueti
  • Orvault : la famille massacrée pour 50 kilos d’or 

"Cette affaire terrifiante trouve son origine dans un trésor composé de lingots et de pièces d'or que mon mari avait caché dans le garage de notre maison", selon elle.

Ce " trésor", dont on ne connaît pas le montant et dont l'existence n'a pas été confirmée, aurait été découvert en 2006 lorsque son mari, ex-artisan plâtrier, avait effectué des travaux chez une locataire dans un immeuble datant de 1907 dans le vieux quartier de Recouvrance, à Brest.

Cette histoire d'or empoisonne les relations familiales des Troadec. Interrogé hier sur ces propos, le procureur de Nantes, Pierre Sennès, n'a pas confirmé ces informations.

"Les recherches se sont poursuivies aujourd'hui (jeudi)".

Pendant que Hubert Caouissin se démène pour faire disparaître les traces de sang qui maculent la maison des Troadec, sa compagne fait le guet à l'extérieur.

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Pascal Troadec, 49 ans, était salarié depuis une dizaine d'années dans une PME spécialisée dans la fabrication d'enseignes luminaires, à Orvault (Loire-Atlantique). Dimanche, celui-ci a avoué avoir tué dans la nuit du 16 au 17 février dans la banlieue nord de Nantes Pascal et Brigitte Troadec, tous deux âgés de 49 ans, ainsi que leurs enfants, Sébastien, 21 ans, et Charlotte, 18 ans, puis les avoir démembrés. Hubert Caouissin a raconté, en garde à vue, que la rancœur liée à ce magot pouvait avoir alimenté sa colère assassine. Lui et sa femme " voyageaient beaucoup ".

Lors de nouvelles recherches jeudi, de nouveaux restes humains ont été retrouvés mais "également des bijoux et des objets qui avaient été dérobés dans la maison d'Orvault, notamment des ordinateurs", découverts dans une zone marécageuse de la propriété, a précisé le procureur.

Sur place, plusieurs experts sont présents pour assister les enquêteurs, dont "un anthropologue spécialisé dans l'étude des os" et "un médecin légiste", a-t-il dit.

Les fouillent continuent ce vendredi, notamment dans un marécage difficile d'accès, situé en contrebas de la ferme, bordée par le fleuve côtier de l'Aulne et dans le four de la bâtisse, dans lequel le meurtrier présumé a affirmé avoir fait brûler une partie des quatre corps.

Les derniers espoirs ont été cassés net par les aveux d'Hubert Caouissin.

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