Fillon salue une victoire "contre le populisme" — Pays-Bas

18 Mars, 2017, 03:54 | Auteur: Armand Coulomb
  • Fillon salue une victoire

Comme onze autres Etats européens, les Pays-Bas sont une monarchie constitutionnelle régie par un scrutin proportionnel.

Né le 14 février 1967 dans un quartier chic de La Haye, la ville où siège le gouvernement et où il a grandi, il est le cadet d'une famille de sept enfants et voulait devenir pianiste. A Utrecht, ce taux atteignait un bon 24 pc.

Les bureaux de vote néerlandais ont ouvert dès 7h30, ce mercredi 15 mars. Déjà marquée par des questions d'identité et d'immigration dans ce pays de 17 millions d'habitants, la campagne a été phagocytée par l'éclatement, le week-end dernier, d'une crise diplomatique avec Ankara.

Comme le prévoyaient les derniers sondages, "le PVV de Geert Wilders n'a pas réalisé la victoire qui lui avait été pourtant pronostiquée pendant des mois". "C'est un résultat dont nous pouvons être fiers ".

Même si l'élu péroxydé s'est dit prêt à gouverner "si cela est possible", il est peu probable que Mark Rutte s'allie avec lui, plusieurs partis dont le sien ayant exclu de collaborer avec le PVV. C'est "l'opportunité pour une démocratie comme la nôtre de mettre un terme à l'effet domino du mauvais populisme", a-t-il souligné. Difficile de prévoir les résultats du vote, d'autant que la veille, 60% des 12,9 millions d'électeurs inscrits ne savaient toujours pas pour qui voter.

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L'enquête du gendarme de Bercy se concentre sur les moteurs diesel Euro 5 et Euro 6, homologués à partir de septembre 2009. Vers 14h15, le titre perd 3,26% à 79,52 euros, plus forte baisse de l'indice CAC 40.

Pour combattre cette progression du populisme en politique, Mark Rutte utilise une métaphore venue du ballon rond: les élections législatives aux Pays-Bas, ce sont les quarts de finales, les demi-finales vont se disputer en France ce printemps, avec les élections présidentielles et législatives, puis la finale se jouera en Allemagne, en septembre, avec les élections fédérales. Le premier ministre sortant, le libéral Mark Rutte, est en tête mais son parti perd huit sièges.

Le CDA, qui a longtemps dominé la politique néerlandaise, est presque assuré de se retrouver au gouvernement. Pendant la campagne, il a proposé d'obliger les écoliers à chanter l'hymne national et a rouvert le débat sur la double nationalité. Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders arrive en deuxième place avec 19 sièges (un gain de 4 sièges), à égalité avec deux autres partis, l'Appel chrétien-démocrate (CDA) et les sociaux-libéraux des Démocrates 66. Or, le système électoral néerlandais, à la proportionnelle quasi intégrale, oblige à créer des coalitions de gouvernement.

Dans un paysage aussi fragmenté, la formation de la nouvelle coalition pourrait prendre des mois - le record actuel est de 208 jours - et résulter en un accord à quatre ou cinq partis.

Par peur d'attaques internet, les voix seront cette année intégralement comptées à la main et les résultats officiels seront communiqués la semaine prochaine. En cause, l'interdiction faite par les autorités néerlandaises à des ministres turcs de participer à des meetings en faveur du président Recep Tayyip Erdogan.

Les files étaient longues aussi dans le quartier du Schilderswijk à La Haye, où la majorité des résidents sont d'origine turque ou marocaine.

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