Un projet de budget ubuesque — Etats-Unis / Trump

29 Mars, 2017, 00:45 | Auteur: Armand Coulomb

Le rendez-vous, initialement prévu mardi, avait été repoussé en raison de l'arrivée d'une tempête de neige sur le nord-est des Etats-Unis.

Donald Trump a proposé jeudi, dans son premier budget, une baisse drastique des ressources allouées à la diplomatie et au climat pour compenser une hausse spectaculaire de dépenses de défense. "Voulez-vous que l'on se serre la main?" 'Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais aussi du commerce équitable, et notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses' en termes de dette et de déficits, a-t-il déclaré.

La dirigeante allemande a elle dit "espérer" la reprise des négociations commerciales entre l'UE et les États-Unis.

Le président américain Donald Trump, le 15 mars 2017 à Nashville, au Tennessee.

Le président républicain a dit ne pas chercher la victoire mais l'équité.

Las, Donald Trump en avait fait l'un de ses arguments majeurs de campagne, en affirmant sur son compte Twitter et dans ses meeting: "je connais nos lois fiscales mieux que n'importe quel autre candidat à la présidence, et je suis le seul capable de les améliorer". Plus tôt, Londres avait dit avoir reçu des assurances de la Maison Blanche qu'elle ne répéterait pas ses accusations contre le GCHQ.

Le porte-parole du président américain, Sean Spicer, a rejeté l'idée que Donald Trump aurait volontairement ignoré la chancelière allemande, alors que les deux dirigeants étaient assis côte à côte dans le bureau ovale.

L'Etat islamique revendique l'attaque — Attentat de Londres
Il était à Londres avec son épouse pour leur 25ème anniversaire de mariage, a précisé sa famille sur des médias sociaux. Quelques heures après l'attentat, la police britannique avait indiqué privilégier la piste du "terrorisme islamiste".

Donald Trump s'en est pris avec virulence à l'Europe, en louant le "merveilleux Brexit" ou prédisant que d'autres pays quitteraient l'Union.

"L'Allemagne regarde aujourd'hui les États-Unis avec un mélange de perplexité et d'inquiétude", résume Jeffrey Rathke, du Center for Strategic and International Studies (CSIS), soulignant à quel point l'administration Trump était impopulaire au sein de la première économie européenne.

Pour Angela Merkel, qui vise un quatrième mandat et qui parlera donc aussi à ses compatriotes, cette visite s'apparente à un exercice d'équilibriste: confirmer la vigueur des liens transatlantiques, économiques comme militaires, tout en gardant une certaine distance avec l'équipe Trump.

Martelant sa conviction que les Etats-Unis avaient été les grands perdants des accords commerciaux des décennies écoulées, l'homme d'affaires septuagénaire a mis en avant sa volonté de négocier des textes qui ne mènent pas "à des fermetures d'usines" sur le sol américain.

La Maison Blanche a par ailleurs annoncé une légère baisse (1%) des fonds alloués à l'agence spatiale américaine NASA. Mais chez Donald Trump, c'est l'occasion d'éviter une question embarrassante. posée par un journaliste allemand, et non américain, comme l'ont regretté de nombreux internautes.

Mme Merkel a pour sa part assuré que l'Allemagne allait augmenter ses dépenses.

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