À J-25 du premier tour — Présidentielle

01 Avril, 2017, 12:01 | Auteur: Franck Riqueti

A 39 ans, Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Economie de François Hollande, positionné au centre, attire les foules dans ses meetings et accumule des soutiens à gauche comme à droite de l'échiquier politique. Enfin, l'ancien membre d'EELV a souligné la stature internationale d'Emmanuel Macron, qualifié d'interlocuteur "le plus crédible" sur la scène européenne suite à ses rencontres avec Theresa May, Angela Merkel, Martin Schulz ou encore Yannis Varoufakis. Et son équipe n'a pas tardé à réaffirmer qu'il "ne gouvernerait pas" avec M. Valls. Manuel Valls a annoncé ce mercredi matin son intention de voter pour Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle, malgré la promesse des candidats à la primaire de la gauche de soutenir le vainqueur de ce pré-scrutin.

Les principaux adversaires du candidat auto-proclamé "ni de gauche ni de droite" ont sauté sur l'occasion pour dénoncer la proximité de Emmanuel Macron avec les socialistes - un thème récurrent depuis plusieurs semaines.

"Respecter les règles, c'est commencer par respecter les programmes sur lesquels on est élu", a répondu M. Hamon faisant allusion aux promesses non tenues du président François Hollande pour justifier sa "rébellion". Jean-Luc Mélenchon avait fait savoir mardi qu'il ne comptait pas y participer, Emmanuel Macron critiquant de son côté un " débat de dernière minute ". Mais pas aussi chaudement désiré que celui du ministre de la Défense. "Ce ne sont pas les décisions des uns et des autres qui détermineront la majorité présidentielle ni mon gouvernement", avait affirmé Emmanuel Macron dès mardi. Benoît Hamon a dénoncé un "jeu morbide" et invité le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon à se rallier à sa candidature.

Désormais crédité de 14,5% des intentions de vote (+0,5%), à seulement trois points de François Fillon (mais toujours à onze de Marine Le Pen), l'ancien sénateur devance désormais de 4,5% Benoît Hamon, le candidat socialiste quant à lui toujours calé à 10%. "Ce que vaut un homme sans honneur", a-t-il tweeté.

"Manuel Valls a fait primer la question de fond et la question des idées desquelles il se sent le plus proche".

Soutien de Valls à Macron: Hamon dénonce une "grande faillite morale"
Mais dans cette campagne, chaque jour le confirme un petit peu plus, les retournements de situations sont au centre de l'élection. PRESIDENTIELLE Elle demande des sanctions ou le remboursement de ses 2 euros de participation à la primaire à gauche...

"Ce n'est pas un ralliement". Et le quotidien belge De Standaard d'ajouter : "En optant pour Macron, Valls risque de rendre les différents courants du PS irréconciliables".

Son prédécesseur à Matignon, Jean-Marc Ayrault, a assuré qu'il ne fallait pas compter sur lui pour "rajouter de la division à la division".

"Les problèmes de Benoît Hamon ne sont pas dus à Benoît Hamon, c'est que les partis de la Ve République chutent avec la Ve République", a-t-elle ajouté.

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