Les leaders du mouvement social rejettent la proposition du gouvernement — Guyane

06 Avril, 2017, 05:55 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Guyane: mise en place d'un groupe de suivi du plan gouvernemental

Un plan d'urgence d'un peu plus de 1 milliard d'euros en faveur de la Guyane a été acté alors que les leaders du mouvement de contestation réclament plus du triple. En revanche, le vol Paris-Orly/Guyane prévu mercredi est maintenu, selon la compagnie.

Le lundi 27 mars c'est la grève générale lancée par l'UTG, pour protéger, dit le syndicat, les salariés mobilisés dans les Collectifs citoyens.

"Nous exigeons 2,5 milliards d'euros tout de suite", a déclaré Olivier Goudet, un porte-parole du collectif, depuis le perron de la préfecture à Cayenne, où la ministre française des Outre-mer Ericka Bareigts recevait la délégation. "Il n'est pas question de nous dire de nous en aller", a affirmé à la presse Albert Darnal, membre du collectif "Pou La Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle), qui regroupe l'ensemble des mouvements protestataires.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve présidera lundi après-midi une réunion ministérielle sur la situation en Guyane, où la mobilisation se durcit après l'échec des négociations pour trouver une issue au mouvement social qui bloque depuis deux semaines le département d'outre-mer.

"

"Je ne m'engagerai que sur ce que je sais pouvoir tenir."
". "Ma responsabilité aussi c'est de ne pas faire perdre de temps aux Guyanais", a-t-elle ajouté devant des journalistes.

Attaque chimique présumée en Syrie : 58 morts, Damas dément
A force de pressions publiques et de condamnations internationales, Matthew Rycroft, le représentant britannique à l'ONU espère encore un revirement de Moscou.

Il avait notamment demandé aux magasins de rester fermés lundi dans le cadre d'une "opération ville-morte", tout en laissant officiellement la possibilité aux propriétaires de ne pas le faire. Cette journée de grande mobilisation s'est voulue démonstrative par la volonté des différents collectifs de citoyens (500 frères, Toukan etc...), par les syndicats de salariés, les sociaux professionnels, et en tout dernier lieu les élus de la classe politique a entrainé une participation massive d'une population déterminée. "Il y a vraiment un blocage du gouvernement pour ouvrir les robinets et régler les problèmes". "La ministre fait comme si elle ne savait pas que nous avons 50 ans de retard, qu'on subit, que nous voyons de la misère dans notre pays".

A moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, la ministre, qui devait rentrer dans la soirée à Paris, les avait auparavant exhortés à rapidement "graver dans le marbre le travail" engrangé "ensemble" après la présentation d'un document en cinq points.

"Nous ne souhaitons pas engager l'État sur des mesures qui n'auraient pas demain de réalité", a souligné Mme Bareigts après avoir détaillé avec le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, et la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, les mesures du plan d'urgence présenté samedi en Guyane pour la sécurité, l'éducation ou la santé. Des accords sectoriels ont également été conclus notamment sur "l'économie", "l'agriculture", "le BTP", "les activités minières" ou encore "les communautés amérindiennes et bushinengue", selon la ministre.

"C'est pas mal, mais ce n'est pas encore assez", a commenté Mickaël Mansé, autre porte-parole des 500 frères.

Recommande: