Les six moments forts du Grand Débat — Présidentielle française

06 Avril, 2017, 17:15 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Fillon se déchaîne contre Macron pour faire mentir les sondages

L'objectif pour les onze participants était autant de tenter de convaincre les bataillons d'électeurs encore indécis que de conjurer la menace d'une abstention record. Pour la première fois depuis l'avènement de la télévision, un débat conviant à la même table la totalité des candidats à la présidentielle était organisé, mardi 4 avril. Emmanuel Macron a certes tenté de venir le chercher, mais Philippe Poutou a refusé. D'autre part, il a su se différencier de la plupart de ses concurrents eurosceptiques en incarnant une vision positive de la construction européenne. Il faut dire que le candidat du NPA a semblé très énervé de se retrouver face à deux personnes mises en examen ou faisant l'objet d'enquêtes judiciaires.

Tout en étant peu attentif aux interventions de ses collègues. "C'est à vous à M. Cheminade ont dû lancer à plusieurs reprises les journalistes Ruth Elkrief et Laurence Ferrari".

François Asselineau, flirtant toujours avec le complotisme, n'a pas manqué pas de rappeler que derrière chaque décision des Etats ou des grandes institutions se trouvait la main cachée des Etats-Unis. Philippe Poutou (extrême gauche) ne s'en est pas privé et a marqué ce débat par ses attaques.

Quels sont les autres temps forts à retenir? Quant au cas Le Pen, rattrapée par les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires, Poutou a aussi un mot pour elle: "Pour quelqu'un qui est anti européen, ça ne la gêne pas de piquer de l'argent de l'Europe".

Alors que Marine Le Pen se félicitait de n'avoir jamais participé à un gouvernement, le candidat de la France insoumise a discrètement adressé à son ennemie jurée une petite phrase assez acerbe.

"On oublie de dire à chaque fois qu'il y a près de 300.000 Français qui sont travailleurs détachés".

A dix-neuf jours du premier tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont en tête, autour de 25% chacun, dans les sondages d'intentions de vote. Il a toutefois répliqué aux attaques de M. Dupont-Aignan en rappelant que quand "il l'a connu, (il était) chef de cabinet de François Bayrou" au ministère de l'Education en 1993.

Coupe de France: Monaco et Guingamp filent en demies
Si le remake de la finale de la Coupe de la Ligue fait déjà saliver, le directeur du football aurait aimé un autre tirage. Unai Emery, le technicien parisien devrait procéder à une large revue d'effectif.

'A la fin, elle va soumettre aux Français par référendum (.) cette question de la sortie de la monnaie européenne', a-t-il dit.

Il n'a pas pris de gants, Philippe Poutou, il a accusé François Fillon " d'avoir piqué dans la caisse " " pour enrichir sa famille ".

La deuxième partie du débat concernait les propositions des candidats pour protéger les Français. Interrogés sur les qualités dont devrait disposer le ou la futur (e) président (e), les sondés ont récompensé Emmanuel Macron (pour 27% d'entre eux), devant Jean-Luc Mélenchon (21%) et François Fillon (20%). "Il est sur une démarche d'insultes", a ajouté le directeur de campagne de Marine Le Pen.

A gauche, Benoît Hamon, après des débuts timides, s'est illustré par une vibrante tirade sur les fonctionnaires et les personnels de santé. "Plus on fouille, plus on sent la corruption, a-t-il lancé à François Fillon. Ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu'il faut la rigueur, l'austérité, alors qu'ils piquent dans les caisses". "Nous, quand on est convoqué par la police, nous n'avons pas d'immunité ouvrière, on y va".

"Madame Le Pen joue les victimes, elle qui passe son temps à désigner les immigrés à la vindicte populaire, elle n'est pas convaincante!", a enchaîné Benoît Hamon, le candidat socialiste. "Est-ce qu'on peut parler?"

Il est celui qui est sorti du lot d'un débat parfois trop dense. Des critiques que le candidat balaye d'un revers de main ce jeudi. La séquence à partir de 1 " 30.

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