Présidentielle française: les six moments forts du Grand Débat

06 Avril, 2017, 16:43 | Auteur: Thibaud Popelin
  • François Fillon au meeting Porte de Versailles le 9 avril 2017

La sortie de Philippe Poutou a été saluée au centre -François Bayrou (MoDem) a évoqué sur BFM TV RMC une "formule absolument juste et décapante" quand Richard Ferrand (En Marche!) a estimé que cela "méritait d'être dénoncé" - et à la gauche de la gauche.

Il a crevé l'écran, mais promet que rien n'était prévu: en attaquant Marine Le Pen et François Fillon sur les affaires lors du débat mardi, Philippe Poutou (NPA) s'est fait le porte-parole des Français qui ont un "travail normal" et a acquis une légitimité singulière dans la campagne. Il refuse de venir poser pour la traditionnelle photo de famille.

Le candidat se distingue aussi sur ses positions en matière d'environnement et de société, avec notamment l'arrêt total du nucléaire, la légalisation des drogues, le désarmement de la police ou encore la liberté de circulation et d'installation pour les migrants. Réplique de François Fillon: "Je vais vous foutre un procès vous". Lesdits "petits candidats" qui ont pourtant donné du fil à retordre à leurs adversaires plus connus du grand public.

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Une installation unique sur le dos va faire pression, le lui déformer, modifier les équilibres. L'association de défense des patients va saisir la Haute Autorité de santé (HAS).

Si l'on ne saura sans doute jamais ce qu'a demandé Philippe Poutou à ses conseillers, on est néanmoins sûrs que les réseaux sociaux ne sont jamais en panne d'idées. "Depuis janvier, alors là c'est le régal".

Fillon, empêtré dans les révélations à répétition: "Fillon, Il est en face de moi, que des histoires, plus on fouille, plus on sent la corruption, plus on sent la triche". Elle avait refusé de se rendre à une convocation policière à ce sujet.

La tenue du troisième et dernier débat télévisé, annoncé pour le 20 avril sur France 2 en présence des onze candidats, est en suspens, plusieurs prétendants à l'Elysée ayant jugé la date trop proche du premier tour. "Ce n'est pas parce que je n'ai pas de cravate que vous pouvez me couper", lâche-t-il aux journalistes. Quant au cas Le Pen, rattrapée par les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires, Poutou a aussi un mot pour elle: "Pour quelqu'un qui est anti européen, ça ne la gêne pas de piquer de l'argent de l'Europe".

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