Bachar El Assad sera jugé comme criminel de guerre (Ayrault)

07 Avril, 2017, 07:35 | Auteur: Thibaud Popelin

Plutôt ouvert à un dialogue avec la Russie et la Syrie pendant sa campagne électorale et les premiers jours de sa présidence, Donald Trump est sur le point de changer de point de vue, comme il l'a indiqué ce mercredi.

Tout en accusant Bachar al-Assad de " crimes contre l'humanité", Emmanuel Macron a toutefois assuré qu'il ne souhaitait pas une intervention qui déstabilise la région.

En octobre 2016, le Conseil de sécurité avait reçu un rapport confidentiel concluant que l'armée syrienne avait mené une attaque à l'arme chimique, sans doute du chlore, à Qmenas (province d'Idleb), le 16 mars 2015. Le leader d'En Marche s'est déclaré en faveur d'une intervention militaire sous l'égide des Nations unies. "Ces actes odieux du régime d'Assad ne peuvent être tolérés", a réagi M. Trump, vite rejoint par Nikki Haley, l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, affirmant qu'"après la Crimée et l'Ukraine, les Russes essaient maintenant de couvrir Bachar Al-Assad, et ce sont des choses que nous n'allons pas laisser passer". L'opposition a accusé les forces aériennes syriennes d'être derrière l'attaque.

Les services de renseignement américains jugent qu'il s'agit probablement d'une attaque au gaz sarin.

Des médecins présents sur les lieux ainsi que des ONG internationales comme Médecins sans frontières (MSF) ont également évoqué l'utilisation d'"agents neurotoxiques", en particulier le gaz sarin.

Elle ajoute avoir demandé à tous les États signataires de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques de "partager toute information qu'ils pourraient avoir" sur le sujet.

Les chiffres marquants de la domination parisienne — AS Monaco-PSG
Edinson Cavani l'avait parfaitement compris et celui qui brille à chaque fois en finale avec Paris a signé un superbe doublé . Bernardo Silva et Joao Moutinho sont muselés, ce qui gêne considérablement les hommes de Jardim.

Un haut responsable de la Maison blanche s'exprimant sous le sceau de l'anonymat a jugé que cette explication, rejetée par les rebelles, ne tenait pas. "Je condamne avec force cet acte ignoble", a-t-il dit". Je veux souligner que le texte proposé est catégoriquement inacceptable. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que Moscou réclamerait que la responsabilité des rebelles soit mentionnée. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Gennady Gatilov, a annoncé que le Russie opposerait son veto si les pays occidentaux soumettaient le projet à un vote sans nouvelles consultations. Il n'est pas clair si la Russie ou les quatre autres membres permanents du Conseil seront favorables à ce projet de résolution, alors que les Etats-Unis s'interrogent sur une éventuelle option militaire en Syrie.

L'ambassadeur britannique à l'ONU Matthew Rycroft a indiqué à la presse que "les négociations continuaient avec (ses) collègues au Conseil de sécurité" et qu'il "ne prévoyai (t) pas" qu'elles se concluraient mercredi.

Donald Trump a qualifié le raid de Khan Cheikhoune d'"horrible" et "épouvantable".

Certains rebelles syriens ont accueilli cette apparente inflexion de la position américaine, tandis que d'autres se gardaient de commenter les déclarations de Trump, encore trop imprécises selon eux pour signifier de vrais changements. Le commandement de l'armée syrienne a rejeté les accusations et a reporté la responsabilité sur les djihadistes et leurs protecteurs.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'attaque avait fait plus de cent morts. Sans préciser comment son administration entendait agir, M. Trump a estimé que le raid qui a fait au moins 86 morts, dont de nombreux enfants, avait " franchi beaucoup de lignes, au-delà de la ligne rouge", une allusion à son prédécesseur Barack Obama qui avait renoncé à agir lors d'une précédente attaque chimique en 2013.

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