Des juges et journalistes visés par menacés de mort, une enquête ouverte

07 Avril, 2017, 19:13 | Auteur: Franck Riqueti
  • Edwy Plenel directeur de publication de Médiapart

Le site Mediapart a rendu public ce courrier, accompagné d'une balle de carabine.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris après que des magistrats du pôle financier et les rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart ont reçu des "menaces de mort" qui jettent un nouveau trouble dans une campagne présidentielle marquée par les affaires judiciaires. Le courrier a été envoyé depuis Marseille par le " Collectif d'Épuration EJ ". "Ce jour-là, nous serons là pour vous ou l'un de vos proches", menace la lettre. Sur l'en-tête, le dessin d'un canard a été imprimé à la place des initiales "EP", précise le site d'information. Elle porte également le slogan "juges et journalistes dans le même sac".

Quatre courriers de ce type sont arrivés lundi au pôle financier et deux courriers "similaires" ont été reçus mercredi au sein des deux rédactions, a précisé cette source.

Bien qu'il soit habitué à recevoir des menaces, le directeur de Mediapart a porté plainte, estimant que cette menace "était plus formalisée, plus +soignée+ si on peut dire".

Il déteste être comparé à Justin Timberlake — Harry Styles
Une pression telle qu' on le compare souvent à Justin Timberlake ... devenue une méga star depuis la fin de son boys band 'NSYNC , dans lequel il avait ses débuts.

Le président de l'association de défense des journalistes Reporters sans frontières, Christophe Deloire, a déclaré dans un communiqué que "les menaces proférées à l'encontre des journalistes de Mediapart et du Canard enchaîné sont graves et doivent être prises très au sérieux".

Selon Mediapart, les magistrats en question sont quatre membres du pôle financier chargés de l'affaire concernant le candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon, ce que le parquet n'a pas voulu confirmer.

Jeudi, l'Élysée avait annoncé que des collaborateurs de François Hollande avaient été victimes de "menaces de mort" après les accusations de M. Fillon sur l'existence supposée d'un "cabinet noir" au palais présidentiel.

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