Frappes américaines en Syrie : soutien ou indignation, des réactions internationales très contrastées

07 Avril, 2017, 16:36 | Auteur: Basile Toussaint
  • Frappes américaines en Syrie : soutien ou indignation, des réactions internationales très contrastées

Alors que le président américain menaçait depuis mercredi de passer à l'action pour cette attaque "odieuse", le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, lui aussi en Floride, a justifié cette intervention lorsque des pays "franchissent la ligne", accusant la Russie, alliée de la Syrie, d'avoir manqué à ses responsabilités.

L'armée russe, qui dispose d'une présence sur cette base, a été prévenue avant les frappes par le Pentagone.

M. Mélenchon avait condamné dans la semaine l'utilisation d'armes chimiques, jugeant que "qui que ce soit qui ait commis le crime, il (devait) être châtié".

Qu'importe, Nikki Haley, ambassadrice américaine à l'ONU brandit, lors d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité, des photos d'enfants morts en Syrie pour dénoncer l'injustice et la cruauté de l'attaque. Le président américain décide alors de lancer des frappes, avant de subitement changer d'avis dix jours plus tard. Informée des frappes, l'armée russe s'est-elle contentée d'observer?

Mais la Russie, alliée de la Syrie, a averti les Etats-Unis, juste avant les frappes.

La stratégie de l'administration Trump interpelle également. Il a accusé "le dictateur syrien Bachar al-Assad (d'avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents en utilisant un agent neurotoxique mortel". Ou seront-elles suivies d'autres raids, avec pour objectif de clouer au sol l'aviation syrienne, comme certains le réclament depuis des années.

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Il a ajouté qu'il a proposé au Bureau national que tout candidat à l'élection législative signe un engagement de siéger s'il est élu au groupe socialiste.

9h32 Le gouvernement britannique "soutient pleinement l'action des États-Unis", qui ont frappé une base aérienne syrienne, a déclaré un porte-parole de Downing Street vendredi. "Nous devons également renforcer notre soutien à l'opposition syrienne approuvée et établir des zones de sécurité pour faire face à la crise humanitaire", ont souligné les deux élus. Le 31 janvier dernier, le même journal évoquait les premières contradictions de la politique de Donald Trump.

" Le mot paix n'est pas pertinent pour le Moyen Orient, a-t-il déclaré". Le Kremlin a très rapidement condamné ces attaques américaines qu'il qualifie "d'acte d'agression envers les membres des Nations Unies" [The Daily Mail].

"Agression américaine visant des cibles militaires syriennes avec plusieurs missiles", a alerté la chaîne sitôt après l'annonce américaine. Si Bachar al-Assad a commis cela, évidemment c'est une condamnation unanime qui se fera jour, c'est une évidence, compte tenu de la gravité et de l'horreur de l'événement.

Israël a apporté vendredi son soutien "total" vendredi aux frappes des Etats-Unis contre la Syrie, un "message fort" que devraient entendre l'Iran et la Corée du Nord, selon le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu informé à l'avance de l'opération.

- Lars Løkke Rasmussen, le Premier ministre du Danemark, a applaudi sans réserves: "c'est bien que ces attaques lâches contre des innocents aient des conséquences (.) La barbarie d'Assad ne peut être impunie!" a-t-il tweeté.

"Le plus important est que cette démarche ne nous rapproche pas de l'objectif ultime de la lutte contre le terrorisme international mais, au contraire, crée un obstacle sérieux à la mise en place d'une coalition internationale chargée de lutter contre ce fléau global, ce que le président américain Donald Trump avait d'ailleurs désigné durant sa campagne électorale comme un de ses objectifs principaux".

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