Les réactions des candidats à la présidentielle — Frappes en Syrie

07 Avril, 2017, 22:30 | Auteur: Armand Coulomb

Le président russe Vladimir Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une "agression contre un Etat souverain, en violation des normes du droit international, sur des prétextes inventés", a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Selon la Russie, les frappes viseraient avant tout à détourner l'attention de la communauté internationale des morts civiles provoquées par l'offensive contre la ville de Mossoul, en Irak.

Pour Londres, la réponse américaine est "appropriée". La coalition de l'opposition politique syrienne, au contraire, s'en est félicitée. Un bilan depuis revu à la hausse à 6 morts par l'armée syrienne.

" Avec le lancement de nombeux Tomohawks, nous ne voulions frapper aucun avion russe", a déclaré un responsable militaire américain sous anonymat. L'Iran de son côté a fermement condamné les frappes américaines alors qu'Israël et l'Arabie Saoudite ont apporté leur soutien aux frappes ordonnées par Trump. Ce bombardement ne fera qu'"aider les groupes terroristes qui sont en déclin et compliquer encore la situation en Syrie et dans la région", selon Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par l'agence Fars. Il y a quelques jours à peine, le secrétaire d'État Rex Tillerson affirmait que le départ de Bachar al-Assad n'était pas une priorité pour l'administration Trump. "Il était à peine supportable de devoir regarder comment le Conseil de sécurité s'est montré incapable de réagir de manière claire à l'utilisation barbare d'armes chimiques" a estimé Sigmar Gabriel, tout en appelant à trouver une solution sous l'égide de l'institution internationale.

Il a souligné jeudi soir que la frappe punitive avait été lancée contre la base aérienne d'où est partie l'attaque sur Khan Cheikhoun. Le président américain exhortant les "nations civilisées" à faire cesser le carnage dans ce pays en guerre. Elle a appelé à l'instauration d'une " zone d'exclusion aérienne et de zones de sécurité en Syrie " pour éviter la répétition de " massacres " comme l'attaque chimique présumée imputée au régime.

Pour avoir récemment, accuse-t-il son homologue syrien, usé d'armes chimiques contre des populations civiles.

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La France a précisé que ces frappes étaient un " avertissement " contre le régime de Bachar Al-Assad. Même son de cloche en Autriche, où Sebastian Kurz, ministre autrichien des Affaires étrangères a déclaré "comprendre les motivations américaines ".

"Le président polonais Andrzej Duda a exprimé " son entier soutien à l'opération militaire menée par l'armée américaine en Syrie ".

Une porte-parole militaire a affirmé à l'Agence France Presse que l'armée israélienne avait " été informée à l'avance par les États-Unis de l'attaque en Syrie qu'elle soutient totalement ".

Pour Jean-Marc Ayrault, "l'usage des armes chimiques est une "terrible réalité" et doit être puni car c'est un "crime de guerre". "Espérons que la réaction rapide du Président Trump aidera à prévenir de nouvelles attaques chimiques en Syrie", a-t-il ajouté.

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