Poutine juge "inacceptable" d'accuser sans preuve suite à l'ttaque chimique en Syrie

07 Avril, 2017, 07:30 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Poutine juge

Mais la Russie a jugé " inacceptable " en l'état le projet de résolution présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni condamnant cette attaque, une nouvelle illustration des divisions entre Occidentaux et Moscou sur le dossier syrien.

Dorénavant aux yeux du patron de la diplomatie américaine, "le rôle d'Assad à l'avenir est incertain et avec les actes qu'il a perpétrés, il semblerait qu'il n'ait aucun rôle pour gouverner le peuple syrien".

Le ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman a affirmé être sûr "à 100%" que le président syrien Bachar al-Assad avait ordonné directement l'attaque chimique présumée.

Paris a mis en garde Moscou, qui a déjà utilisé à sept reprises son droit de veto pour bloquer toute action du Conseil sur Syrie, où la guerre a fait depuis mars 2011 plus de 320.000 morts.

Jeudi dernier, lui et l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley avaient semblé s'accommoder du maintien au pouvoir du chef de l'Etat syrien, avant de hausser le ton cette semaine.

Perçu comme un isolationniste et hostile à l'interventionnisme de l'Amérique au Moyen-Orient, Donald Trump avait reconnu mercredi que l'attaque chimique avait eu "un énorme impact" sur lui et que son "attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé".

Les grandes puissances débattaient de la Syrie depuis deux jours, dans un bras de fer au Conseil de sécurité, Moscou et son allié syrien rejetant les accusations des Occidentaux.

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Le président américain Donald Trump a laissé entrevoir une possible intervention militaire contre la Syrie, jeudi, alors que son administration évalue la "réponse appropriée" à apporter à l'attaque chimique ayant fait plus de 80 morts, incluant plus de 20 enfants, plus tôt cette semaine. "Ce serait une responsabilité terrible face à l'Histoire", a tonné l'ambassadeur français à l'ONU François Delattre.

Le régime syrien a été accusé d'avoir utilisé du gaz sarin le 21 août 2013 dans l'attaque de localités aux mains des rebelles en périphérie de Damas, qui avait fait au moins 1.429 morts, dont 426 enfants, selon les Etats-Unis.

Des médecins sur place avaient immédiatement relevés que les symptômes des victimes étaient similaires à ceux constatés sur des victimes d'une attaque chimique, notamment avec des pupilles dilatées, des convulsions et de la mousse sortant de la bouche.

Le caractère chimique de l'attaque semble ainsi se préciser même si les circonstances restent controversées.

En Turquie, où de nombreux blessés ont été évacués, des autopsies ont confirmé l'utilisation d'armes chimiques, selon l'agence de presse turque Anadolu. Mais leur chef de la diplomatie, Walid Mouallem, a réaffirmé que l'armée syrienne "n'a pas utilisé et n'utilisera jamais" des armes chimiques contre son propre peuple, "pas même contre les terroristes", mot utilisé par le régime pour désigner rebelles et jihadistes.

La nature des substances chimiques n'a pas été formellement identifiée par les experts, mais, avant la Turquie, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait déjà évoqué "un agent neurotoxique de type gaz sarin" sur la base de constatations de son équipe dans un hôpital où sont soignés des blessés. Cette explication concorde avec la version de l'armée russe qui a en partie disculpé le régime. "Il s'agit d'une attaque barbare sur laquelle il faut faire la lumière".

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