Quatre soldats syriens tués par les frappes américaines — International

07 Avril, 2017, 17:41 | Auteur: Franck Riqueti

Les principales capitales occidentales ont salué l'offensive américaine contre la Syrie.

L'Iran, autre grand allié du régime Assad, a "condamné vigoureusement" les frappes américaines et "toute action unilatérale", selon l'agence Fars.

La candidate du Front Nationale a déclaré qu'elle est "un peu étonnée, parce que Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu'il n'entendait plus faire des États-Unis le gendarme du monde, et c'est exactement ce qu'il a fait hier", a affirmé la candidate Front National à l'élection présidentielle sur France 2.

Comme un rappel de ce que François Hollande aurait voulu - mais n'a pas pu - faire lui-même. Dans le viseur, principalement: Marine Le Pen. La Chine a pour sa part appelé à "éviter toute détérioration" de la situation. Le président Donald Trump est allé même jusqu'à réclamer que "quelque chose se passe" contre le régime syrien.

Les relations entre la Russie et l'Occident se sont dégradées à la suite du coup d'État survenu en Ukraine en février 2014 et du rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie suite à un référendum organisé dans cette région ukrainienne (entre 1954 et 2014). "D'ailleurs il y a des enquêtes, des commissions des Nations Unies (...) Il y aura un procès comme criminel de guerre ".

Mercredi encore, au lendemain d'une nouvelle attaque chimique imputée au régime de Bachar al-Assad par Washington, Donald Trump juge que son prédécesseur en porte une part de responsabilité.

Frappes américaines en Syrie: "agression contre un Etat souverain", selon Poutine
En revanche, en Arabie saoudite , un important allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, un responsable au ministère des Affaires étrangères a assuré que son pays " soutenait complètement " les frappes américaines en Syrie.

Ces frappes sont "une réponse appropriée à l'attaque barbare à l'arme chimique perpétrée par le régime syrien", estime ce porte-parole. Le visage et le ton très grave, il a accusé "le dictateur syrien Bachar al-Assad (d'avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents (...) en utilisant un agent neurotoxique mortel".

Le président du mouvement En Marche! a répété sa volonté de procéder à une action militaire en Syrie. Il était impossible de déterminer si la chaîne montrait la totalité de la base aérienne ou seulement certaines parties de celle-ci.

"Nous avons un ennemi: Daesh et l'ensemble des mouvements jihadistes. Le peuple syrien a un ennemi: Bachar Al Assad".

Invité de l'Émission Politique hier soir sur France 2, il avait déjà indiqué être favorable à une intervention militaire pour "sanctionner" Bachar al-Assad, si sa responsabilité est avérée.

Pour elle, ces actions relèvent " du terrorisme d'État" qui a pour conséquence de renforcer le groupe État Islamique.

Perçu comme un isolationniste et hostile à l'interventionnisme de l'Amérique au Moyen-Orient, Donald Trump avait reconnu mercredi que l'attaque chimique avait eu "un énorme impact" sur lui et que son "attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé". Il a ensuite affirmé que l'OTAN et l'UE "nous entraînent dans une 3e guerre mondiale".

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