Syrie : le Pentagone présente des options militaires à la Maison-Blanche

07 Avril, 2017, 18:27 | Auteur: Basile Toussaint

La télévision d'État syrienne a qualifié cette opération d'"agression" tandis qu'une source militaire syrienne faisait état de "pertes", sans préciser de quelle nature elles étaient. C'est le discret chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson qui s'est montré le plus ferme en annonçant que Washington "envisageait une réponse appropriée" au raid de mardi contre la localité de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie qui a fait au moins 86 morts, dont 30 enfants.

Précédemment le président syrien Bachar el-Assad avait déclaré que le gouvernement syrien n'avait utilisé aucune arme de destruction massive, arme chimique comprise, contre son peuple. Elles comporteraient des frappes afin de clouer au sol l'aviation syrienne.

Les grandes puissances débattent dans un bras de fer depuis deux jours au Conseil de sécurité de l'ONU, Moscou et son allié syrien rejetant les accusations des Occidentaux. L'attitude de la Russie, qui dispose d'un droit de veto, reste incertaine pour voter une résolution demandant une enquête sur l'attaque.

Bien que le président américain ait maintes fois exprimé son admiration et son "respect" pour son homologue russe Vladimir Poutine, Nikki Haley s'en est prise à Moscou par le passé, notamment ce week-end lorsqu'elle a promis que les agissements de Moscou contre Kiev et les éventuelles ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine seraient, le cas échéant, punis.

L'indignation a pris de l'ampleur après la diffusion d'images choc d'enfants pris de convulsions sous leur masque à oxygène ou de personnes inertes gisant dans les rues et saisies de spasmes, de la mousse se dégageant de leur bouche.

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Hollande au micro de Jacques Vendroux, chef des sports du groupe Radio France, dans le cadre d'une émission sur le sport habituellement diffusée le dimanche soir.

Des médecins présents sur les lieux ainsi que des ONG internationales comme Médecins sans frontières (MSF) ont également évoqué l'utilisation d " agents neurotoxiques', en particulier le gaz sarin.

Damas a régulièrement démenti être en possession d'armes chimiques. Mais leur chef de la diplomatie, Walid Mouallem, a réaffirmé que l'armée syrienne "n'a pas utilisé et n'utilisera jamais" des armes chimiques contre son propre peuple, "pas même contre les terroristes", mot utilisé par le régime pour désigner rebelles et jihadistes.

Depuis le début du conflit en mars 2011, la Syrie divise les Occidentaux et les Russes, bloquant tout effort multilatéral pour mettre fin à une guerre qui a fait plus de 320 000 morts.

D'après lui, l'aviation a frappé mardi "un entrepôt de munitions appartenant" à des jihadistes et "contenant des substances chimiques".

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