Les Etats-Unis menacent la Syrie d'une réponse militaire — Attaque chimique

08 Avril, 2017, 03:32 | Auteur: Emma Bardin

L'Iran a aussi annoncé "condamner vigoureusement" les frappes.

Selon lui, cette base aérienne militaire d'Al-Chaayrate, visée par les frappes, est la plus grande de Syrie après celle de Lattaquié (ouest). Elle visait la base aérienne de Shayrat, qui est 'associée au programme' syrien d'armes chimiques et 'directement liée' aux événements 'horribles' de mardi.

Alors que Donald Trump reçoit le président chinois à sa résidence de Mar-a-lago, en Floride, jeudi et vendredi, le président américain devait être briefé dans la soirée par son secrétaire à la Défense, le général Mattis, sur différentes options. Washington accuse le régime syrien d'avoir utilisé "un agent neurotoxique qui a les caractéristiques du sarin", selon un haut responsable de la Maison Blanche. L'idée derrière cette dernière option est que si le but est d'affaiblir Assad, pourquoi ne pas y aller carrément et frapper ses forces étrangères qui lui apportent le soutien nécessaire à ce type de bombardement au Sarin?

Il a accusé "le dictateur syrien Bachar al-Assad (d'avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents en utilisant un agent neurotoxique mortel". La coalition de l'opposition a "salué " l'attaque de cette nuit et dit espérer "la poursuite des frappes ". Elles comporteraient des frappes afin de clouer au sol l'aviation syrienne.

Rex Tillerson, le 5 avril 2017. Pour Moscou, Washington ne dispose pas d'une information "fiable" pour pointer du doigt, avec Paris et Londres, le régime de Damas.

En meeting, Martine Aubry atomise Manuel Valls et Emmanuel Macron
Après le ralliement de Jean-Yves Le Drian, c'est un nouveau soutien de poids pour Emmanuel Macron parmi les socialistes. Une situation nouvelle s'ouvre", a twitté le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon Alexis Corbière.

La Russie, par la voix de son ambassadeur aux Nations unies, avait mis en garde les Etats-Unis contre une éventuelle intervention militaire contre son allié syrien. A l'époque, le magnat de l'immobilier Donald Trump avait exhorté sur Twitter Barack Obama à ne pas intervenir en Syrie. Il a en outre plaidé pour le départ du président Assad, alors que, il y a une semaine, il avait semblé s'accommoder de son maintien au pouvoir.

Dorénavant aux yeux de M. Tillerson "le rôle d'Assad à l'avenir est incertain et avec les actes qu'il a perpétrés, il semblerait qu'il n'ait aucun rôle pour gouverner le peuple syrien". La Chine a pour sa part appelé à "éviter toute détérioration" de la situation.

" Quelque chose doit se passer". "Nous espérons qu'il n'y a pas trop de victimes et de martyrs", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, j'ai ordonné des frappes militaires contre la base aérienne syrienne d'où a été lancée l'attaque à l'arme chimique". Perçu comme un isolationniste et hostile à l'interventionnisme de l'Amérique au Moyen-Orient, Donald Trump avait reconnu mercredi que l'attaque chimique avait eu "un énorme impact" sur lui et que son "attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé".

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