Israël "soutient totalement" le "message fort" de Trump — Syrie

09 Avril, 2017, 09:33 | Auteur: Armand Coulomb

L'attaque-surprise aux missiles Tomahawk, lancée à partir de deux navires stationnés dans la mer Méditerranée, représente tout un revirement dans la position de Donald Trump, note M. Hassan-Yari.

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu'il avait ordonné des attaques de missiles contre une base aérienne militaire syrienne, affirmant que ces frappes sont dans "l'intérêt vital" des Etats-Unis. Viktor Ozerov, qui dirige le Comité de sécurité et de défense du Sénat russe, a dit à la presse que l'attaque était une "agression contre un membre de l'ONU ". Avant de prévenir: "Ces actes odieux du régime d'Assad ne peuvent être tolérés".

"Pour moi, le moins pire, c'est Bachar al-Assad", expliquait-elle au journal libanais L'Orient-Le Jour, lors d'une visite au Liban en février.

Tel-Aviv a aussi rapidement tenu à apporter son soutien " total " aux États-Unis.

Donald Trump a-t-il voulu adresser un message à la Chine?

Quelles conséquences sur le régime de Bachar al-Assad?

Pour Donald Trump, il s'agit aussi de dire aux Russes: attention, ce n'est pas parce que je peux apprécier Poutine que je vais rester passif quand Moscou semble, par son comportement, encourager l'attitude de Bachar al- Assad. Rapportant systématiquement les déclarations et les initiatives de Moscou contre la frappe américaine, les médias du régime cherchaient vendredi à couper court à l'hypothèse qui circule à Damas d'un affaiblissement de l'allié russe. Ils y voient plutôt une marque de "realpolitik". "James Mattis (ndlr: le secrétaire à la Défense) et H.R. McMaster (ndlr: le conseiller de la Maison-Blanche à la Sécurité intérieure) voulaient voir quel genre de commandant en chef était Donald Trump", affirme l'expert, qui travaille aujourd'hui pour le Hudson Institute, un centre d'analyse politique conservateur.

Real : une décision forte pour James Rodriguez ?
Zidane lui, est en total accord avec sa direction, estimant lui aussi que l'histoire du golden boy à Madrid touche à sa fin. Zidane s'est exprimé en conférence de presse après la rencontre afin de remonter le moral de ses joueurs.

"Nous savons tous qu'Assad n'empoisonnerait pas son propre peuple", a poursuivi ce spécialiste des théories du complot dans une vidéo mise en ligne vendredi, avançant l'idée que "l'Etat profond" (le "deep state", c'est-à-dire un complot de bureaucrates déterminés à saper clandestinement l'action de M. Trump) "veut une guerre avec la Russie". Ils ont frappé et détruit une base aérienne appelée Shayrat dans la Province de Homs, l'endroit précis d'où on pense que les avions de guerre d'Assad ont mené leur attaque chimique sur la Province d'Idlib, à Khan Sheikhoun.

Une façon aussi de montrer ses muscles sur la scène internationale sans pour autant craindre une escalade de violences avec la Russie, estime Jean-Pierre Maulny. "On a la confirmation de la mort de quatre militaires dont un général de brigade dans l'armée de l'air". Cette opération lourde et significative a, par conséquent, fait relativement peu de victime. En tant que Président américain et que Commander-in-Chief, il ne pouvait pas ignorer cette provocation délibérée visant à miner tout accord futur.

Un moyen de compenser un rapprochement critiqué avec la Russie?

Autre allié de poids des Etats-Unis dans la région, l'Arabie saoudite a salué la décision "courageuse du président (Donald) Trump" et assuré qu'elle "soutenait pleinement" les frappes américaines, selon un responsable au ministère des Affaires étrangères.

Un soutien confirmé aussi par Israël, qui "espère que ce message de détermination face aux agissements ignobles du régime de Bachar al-Assad sera entendu non seulement à Damas, mais aussi à Téhéran, Pyongyang et ailleurs", d'après un communiqué publié par le gouvernement.

Obama n'était pas intervenu par crainte de répéter l'erreur commise avec l'invasion de l'Irak en 2003, rappelle Thomas Juneau, professeur adjoint à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa.

"Une installation militaire du régime syrien utilisée pour des bombardements chimiques a été détruite cette nuit par des frappes américaines (.) Assad porte l'entière responsabilité de ce développement", ont indiqué Angela Merkel et François Hollande dans un communiqué commun, assurant que Washington les avait informés au préalable de son action.

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