Boko Haram utilise toujours plus d'enfants pour ses attaques kamikazes

14 Avril, 2017, 18:01 | Auteur: Thibaud Popelin

Publié 3 ans après l'enlèvement de plus de 200 écolières de Chibok, le rapport fait état de faits troublants restitués par des enfants retenus en captivité par Boko Haram et montre à quel point ces enfants sont traités avec suspicion lorsqu'ils retournent dans leurs communautés. Il y en avait eu 9 pendant la même période l'an dernier et 30 sur l'ensemble de 2016, en grande majorité des filles, ajoute l'UNICEF. Cette nouvelle arme humaine dont se sert la secte a été qualifiée de "pire utilisation possible des enfants dans les conflits " par Marie-Pierre Poirier, la directrice générale du département Afrique de l'UNICEF. Des personnes soupçonnées d'appartenir à Boko Haram avaient tendu une embuscade à une patrouille. Ils sont ensuite forcés à combattre aux côtés des insurgés.

Jusqu'à présent, 117 enfants ont été utilisés pour commettre des attentats à la bombe au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun depuis 2014.

L'Unicef s'inquiète du nombre d'enfants détenus par les armées des quatre pays de la région (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun).

Dans la plus récente attaque, deux femmes kamikazes ont déclenché des explosifs à l'université de l'État de Borno, Maiduguri, lundi, se faisant exploser sans toutefois provoquer d'autres pertes. Selon l'organisation, " En 2016, près de 1.500 enfants étaient sous détention administrative ".

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Autre rebondissement, le couple avait comparu en 2016 pour l'homicide d'une amie dealeuse qui les avait hébergés à Marseille. Entendu à son tour dans l'après-midi, son ex-compagnon Sébastien Ribière a fait une déclaration spontanée aux juges.

L'année dernière, Amnesty International avait déjà alerté les autorités sur ces conditions de détention "horribles": les personnes interrogées souffrent de "maladies, de faim, de déshydratation et de blessures par balles".

Le groupe jihadiste est largement affaibli depuis l'arrivée au pouvoir du président nigérian Muhammadu Buhari, mais la région du lac Tchad reste très instable.

Les violences imputées à l'organisation terroriste ont fait quelque 20 000 morts et 2,4 millions de déplacés depuis 2010.

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