A la frontière nord-coréenne, Pence n'exclut aucune option

18 Avril, 2017, 01:16 | Auteur: Armand Coulomb

Les spécialistes s'étaient demandé si le régime dynastique de Kim Jong-un à Pyongyang allait profiter de la journée anniversaire du 15 avril pour lancer un missile balistique ou effectuer un sixième essai nucléaire.

A plusieurs reprises, le puissant conseiller américain a insisté sur la convergence de vues entre Washington et les dirigeants chinois, vantant la relation entre les présidents Trump et Xi Jinping, qui se sont vus début avril en Floride.

"Il est donc temps que nous entreprenions toutes les actions possibles, avant l'option militaire, pour tenter de résoudre cela pacifiquement", a-t-il dit dans un entretien diffusé dimanche sur une chaîne américaine depuis Kaboul, en Afghanistan.

Donald Trump, qui a promis jeudi que le "problème" nord-coréen serait "traité", avait annoncé auparavant l'envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl Vinson, escorté par trois navires lance-missiles, puis évoqué une "armada" comprenant des sous-marins.

"Nous anéantirons toute attaque et nous opposerons une réponse écrasante et efficace à toute utilisation d'armes conventionnelles ou nucléaires", a déclaré le vice-président lors de sa conférence de presse avec le président sud-coréen par intérim Hwang Kyo-Ahn. Il s'agirait, au vu des premiers éléments, d'un missile de moyenne portée, dont le parcours a tourné court au bout de quatre à cinq secondes seulement, a déclaré un conseiller de la Maison blanche sur la politique étrangère.

L'objectif du régime dictatorial de Pyongyang est de se doter de missiles de longue portée pouvant atteindre le continent nord-américain.

Foot : quelles sanctions pour Bastia après les échauffourées contre Lyon ?
Pour remettre les choses dans leur contexte: le 5 novembre dernier, l'OL avait gagné une première manche contre les Bastiais, 2-1. Les deux hommes se sont bousculés et dans la foulée des dizaines de supporters corses ont envahi à nouveau la pelouse.

"S'adressant, lors d'un service religieux à l'occasion de Pâques, à des militaires américains stationnés en Corée du Sud, Mike Pence a assuré que l'engagement de Washington au côté de Séoul ne faiblissait pas". Selon lui, Washington avait anticipé le tir.

"Cette provocation du Nord est le dernier rappel en date des risques auxquels vous faites face quotidiennement dans la défense de la liberté du peuple de Corée du Sud et de l'Amérique dans cette partie du monde", a affirmé dimanche le vice-président Mike Pence à des militaires américains et à leurs familles.

A Dandong, principal point de passage chinois en direction de la Corée du Nord, des centaines de touristes embarquent quotidiennement à bord de petites vedettes pour une croisière sur le fleuve Yalu, qui sépare les deux pays, a constaté un photographe de l'AFP.

Le test s'est déroulé au lendemain du 105e anniversaire du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il Sung. - Fin de la 'patience stratégique Le N.2 du régime nord-coréen a répliqué samedi que son pays était prêt "à répondre à une guerre totale par une guerre totale" et "à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire de notre façon".

Le vice-président américain Mike Pence a recommandé lundi à Pyongyang de ne pas tester la "détermination" de Donald Trump sur la question nucléaire, ni la puissance de l'armée américaine.

Recommande: