Après son défilé militaire géant, Pyongyang rate un essai de missile

18 Avril, 2017, 11:18 | Auteur: Armand Coulomb

Le vice-président américain est arrivé par hélicoptère au camp militaire Bonifas, un poste des Nations Unies sous direction américaine situé à quelques mètres seulement de la zone démilitarisée entre les deux pays.

Les Etats-Unis ont confirmé dimanche que le régime nord-coréen avait procédé dans la matinée à un essai de missile, comme venait de l'annoncer Séoul (Corée du Sud): "Le missile a presque immédiatement explosé", a déclaré Dave Benham, porte-parole du Pentagone.

Dans une déclaration diffusée vendredi par KCNA, l'agence de presse officielle de la Corée du Nord, l'armée nord-coréenne avait assuré que les bases américaines en Corée du Sud, "tout comme les quartiers-généraux du Mal", tels que la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient "pulvérisés en quelques minutes" en cas de guerre.

Le communiqué publié dimanche (heure locale) n'identifie pas le type de missile qui aurait été tiré.

Le général, qui dirige le conseil de sécurité nationale, a dit que le président Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient " noué une relation chaleureuse " lors de leur rencontre en Floride début avril. La tournée du vice-président américain en Asie était prévue de longue date.

A l'époque, Kim Jong-Un avait parlé du "plus grand succès" du régime dans l'optique de placer le territoire américain à portée des missiles nord-coréens. Des missiles mer-sol balistiques stratégiques (MSBS) ont été dévoilés pour la première fois lors d'un défilé militaire en Corée du Nord, a annoncé le journaliste du Japan Times Jesse Johnson.

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Erdogan, qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet, pourrait en théorie rester à la tête de l'Etat jusqu'en 2029. Mais l'opposition dénonce une fraude électorale et l'Europe appelle à la prudence.

Parade militaire à Pyongyang, le 15 avril 2017, à l'occasion du 105e anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée.

Pékin plaide depuis plusieurs semaines pour une solution dite de "suspension contre suspension": Pyongyang doit interrompre ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses manoeuvres militaires communes avec la Corée du Sud, des exercices annuels considérés par le Nord comme une provocation.

"C'est particulièrement émouvant pour moi d'être là", a déclaré M. Pence à son arrivée: "Mon père avait servi au sein de l'armée américaine durant la guerre de Corée, et sur mon chemin vers ce camp j'ai pu voir certains des terrains sur lesquels il a combattu avec les forces coréennes pour vous aider à regagner votre liberté".

S'exprimant avant la gigantesque parade militaire de samedi dans la capitale nord-coréenne, le numéro 2 du régime nord-coréen avait promis que son pays était " prêt à répondre à une guerre totale par une guerre totale ": " Nous sommes prêts à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à notre façon", avait insisté Choe Ryong-Hae. Mais Pékin, qui maintient qu'il s'agit de "la seule option réalisable", a mis Washington au défi d'avancer "une meilleure proposition".

Pyongyang a considérablement accéléré ses programmes balistiques et nucléaires, pourtant interdits par la communauté internationale.

Le vice-président américain sera reçu lundi par le Premier ministre sud-coréen Hwang Kyo-ahn, président par intérim depuis la destitution de l'ancienne présidente Park Geun-hye.

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