Attentat contre des personnes évacuées en Syrie, des morts

18 Avril, 2017, 04:30 | Auteur: Armand Coulomb

Un kamikaze s'est fait exploser samedi 15 avril près d'un bus transportant des Syriens évacués de villes assiégées. Depuis vendredi, après l'accord conclu entre le Qatar, soutien des rebelles, et l'Iran, soutien du régime, ces villes assiégées, tout comme les bastions rebelles tristement célèbres de Madaya et Zabadani, sont évacuées.

"J'ai entendu des cris et des pleurs (.) mon bébé, Hadi, pleurait beaucoup, ma fillette Narjes me regardait, complètement figée", a raconté à l'AFP Mayssa Al-Aswad, 30 ans, qui était assise dans un bus avec son bébé de 6 mois et sa fillette de 10 ans au moment de l'attaque. "La mort peut vous surprendre en quelques minutes".

Au moins 126 personnes dont 68 enfants ont trouvé la mort, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Au moins 109 des personnes tuées étaient des évacués des villages chiites pro-gouvernement d'Al-Fu'ah et Kafraya tandis que les autres étaient des travailleurs humanitaires et des rebelles assurant la protection du convoi, selon l'Observatoire syrien. Plusieurs heures après l'attaque, les convois des personnes évacuées ont repris la route pour rejoindre leur destination finale.

La télévision d'Etat a imputé aux "groupes terroristes" (terme utilisé par le régime pour désigner rebelles et djihadistes radicaux) la responsabilité de cet "attentat à la voiture piégée".

"Nous rejetons toutes les accusations mettant en cause l'opposition pour ce crime haineux".

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Un grand nombre de femmes, d'enfants et de personnes âgées étaient à bord de ces véhicules escortés par des combattants, notamment de l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie rebaptisée Fateh al-Cham.

Il s'agit de l'un des attentats les plus sanglants depuis le début de la guerre en Syrie il y a plus de six ans. "Les personnes responsables de cette attaque devront être traduits devant la justice", a souligné de son côté le porte-parole du Secrétaire général des Nations-Unies, Stéphane Dujarric, après avoir exprimé "les condoléances" de l'ONU "envers les familles des victimes". Parallèlement, plusieurs milliers de personnes ont quitté Madaya et Zabadani, villes rebelles assiégées par les forces gouvernementales dans la province de Damas, pour se diriger vers la province rebelle d'Idleb.

En vertu de l'accord, les 16.000 habitants de Foua et Kafraya doivent se rendre à Alep, à Damas ou dans la province de Lattaquié (ouest).

Tabqa est un verrou clé sur la route menant à Raqa, capitale autoproclamée du groupe EI en Syrie et véritable objectif des Forces démocratiques syriennes (FDS) -alliance de combattants kurdes et arabes- soutenues par Washington. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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