Hollande dénonce "le simplisme" de Mélenchon

18 Avril, 2017, 05:50 | Auteur: Armand Coulomb

Jean-Luc Mélenchon est le candidat à la présidentielle dont la progression est la plus spectaculaire dans les sondages depuis plusieurs semaines.

Jean-Luc Mélenchon va-t-il prendre sa revanche sur 2012?

"Jean-Luc Mélenchon, il ne représente pas la gauche que je considère comme celle qui permet de gouverner, et il a des facilités qui quelquefois tombent dans le simplisme".

"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de responsabilité dans les massacres chimiques en Syrie, on ne peut pas considérer que (le président russe Vladimir) Poutine peut faire n'importe quoi, on ne peut pas sortir de l'Otan sans que ça ait des conséquences, on ne peut pas mettre en cause ce qui a été la grande construction européenne", a ajouté François Hollande, faisant allusion aux récentes positions adoptées par le candidat du Front de Gauche et du Parti Communiste.

Jean-Luc Mélenchon poursuit son tour de France des estrades et cela s'entend.

En retrait après avoir renoncé en décembre à briguer un second mandat, le président sortant avait d'abord semblé avoir faire voeu de silence, se tenant à l'écart de la joute électorale et sortant beaucoup, entre amis, au restaurant, au théâtre, comme libéré. Emmanuel Macron, qui stagnent, voire reculent.

"Toutes les options sont sur la table" (Pence) — Corée du Nord
Fin mars-début avril, la Corée du Nord avait déjà tiré trois missiles balistiques vers la mer du Japon. Elle a dit qu'elle avait développé un missile susceptible d'atteindre le territoire américain.

Sans pour autant rien renier: "On peut pas proposer ce que je propose avec une tête de premier communiant qui parle d'une voix flûtée".

Il vouloir alerter jusqu'au bout des dangers d'une éventuelle accession au pouvoir de la dirigeante d'extrême-droite et de son parti, et souligné qu'il se sentirait en partie responsable si c'était le cas. "Un parti n'arrive pas au pouvoir sans que les citoyens ne l'aient choisi, dans une démocratie".

Enfin, revenant sur sa mauvaise opinion de la campagne en cours, il n'a pas laissé passer une autre occasion de critiquer les prétendants à sa succession.

Lui qui estimait que cette campagne "sent mauvais", il se montre toujours très critique.

"Je trouve que la campagne ne permet pas d'installer ce qui est pourtant l'essentiel, c'est-à-dire le débat sur les programmes, les propositions et donc les politiques qui seraient mises en œuvre au lendemain de l'élection présidentielle. Des affaires, des mises en examen, des pseudo-cabinets noirs, on fait des spectacles, on fait des shows sur des places publiques". "Mais où sont les comparaisons utiles?" Il s'allie avec les communistes et remporte 11,1% des voix au premier tour de la présidentielle de 2012, réussissant une OPA sur la "gauche de la gauche", avec ses attaques virulentes contre le néolibéralisme. "Croyez-moi, ce n'est pas avec le programme communiste de monsieur Mélenchon et le retour au franc de madame Le Pen que l'économie va redémarrer", avait raillé François Fillon.

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