Présidentielle : François Fillon drague les catholiques

18 Avril, 2017, 11:57 | Auteur: Franck Riqueti
  • Des membres du mouvement Sens commun au gouvernement ?

Soutenu par Sens commun depuis la fin de l'été dernier, François Fillon n'a jamais caché sa proximité avec les idées et certains des membres de l'organisation, à commencer par Madeleine de Jessey, à la fois figure de proue de Sens commun et membre de l'équipe de campagne (au pôle de la société civile). "Il a indiqué qu'il était prêt à prendre dans son gouvernement, s'il est élu, des membres de Sens commun", précise Danielle Sportiello, du service politique de France Télévisions.

MINISTERES François Fillon en a profité pour expliquer son ras-le-bol à l'encontre des journalistes. " la semaine dernière: "Hollande est sorti du bois pour flinguer Mélenchon et Hamon car il a constaté que son fils héritier était en retrait, que sa dynamique s'était brutalement interrompue. Je ne supporte pas la police de la pensée ", affirme-t-il".

"C'est comme ça qu'on gouverne un pays. Il n'y a pas de majorité de Français si on reste uniquement sur un créneau idéologique", a poursuivi l'ancien Premier ministre.

" Je pense que si je gagne cette élection présidentielle, ce sera en partie à cause de cette police de la pensée".

Erdogan évoque la tenue d'un référendum sur l'adhésion à l'Union européenne
Car nous n'avons pas le pouvoir de pardonner à ceux qui ont tué nos martyrs', a dit Recep Tayyip Erdogan devant ses partisans. Erdogan a lancé à un millier de ses supporters dans son palais: "Ils préparent un rapport à leur goût".

Sens commun, qui est intégré au parti Les Républicains et revendique 9.000 adhérents d'un âge moyen de 30-35 ans, est issu de la Manif pour tous, mais tente aujourd'hui de s'en distinguer.

La sortie de François Fillon, c'est aussi du pain béni pour les partisans d'Emmanuel Macron.

Selon lui, "François Fillon, dans sa campagne, a décidé (.) de réveiller une part de la droite qui ne se sent plus totalement à l'aise dans la poursuite de l'intérêt général républicain (.) a décidé d'attaquer le cœur de la démocratie et ça, c'est dangereux". "Il faut juste aussi vous poser parfois la question si vous avez zéro responsabilité dans cette situation". Donc il y a un peu de colère chez les militants qui sont des hommes et des femmes engagés, qui ont eu l'impression à un moment que la victoire allait leur échapper, que l'alternance n'aurait pas lieu, que j'allais peut-être même être contraint à un moment de retirer ma candidature.

L'appui et la place prise par Sens commun, qui a apporté pendant la primaire de la droite son soutien à François Fillon, a été critiquée par plusieurs élus LR notamment avant le grand rassemblement au Trocadéro du candidat début mars.

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