Emmanuel Macron, ovni politique "ni de droite ni de gauche"

24 Avril, 2017, 12:03 | Auteur: Basile Toussaint

"J'appelle les Français (es) à faire de même", a-t-il demandé dans un tweet. Après l'annonce des résultats, le vice-président du Front national, Florian Philippot a déclaré sur TF1, que le second tour de l'élection, se résumerait à un choix: "est-ce que c'est la France, ou l'Union européenne ". Le projet antieuropéen de la candidate d'extrême droite est largement pointé du doigt.

Un paysage électoral grandement modifié au soir du 1er tour à La Réunion, avec Jean-Luc Mélenchon qui triple son nombre de voix entre 2012 et 2017 et un nombre de voix du candidat socialiste qui s'effondre. Très loin derrière vient le candidat socialiste Benoît Hamon, entre 6,2% et 6,5%. Ils ont donné Macron en tête, suivi de Le Pen. "Je voterai pour Emmanuel Macron", a également annoncé le candidat.

A quoi ressemblerait la France de Marine Le Pen?

Le candidat de la droite et du centre a de son côté rapidement réagi à son élimination - une première dans l'histoire de la Vème république pour son parti - affirmant que cette défaite était la sienne. À Thionville, Macron vire en tête avec 26,28% des voix, devant Fillon 22,03%, Le Pen 18,67%, Mélenchon 18,49% et Hamon 6,07%.

Emmanuel Macron a ensuite repris les grands thèmes de sa campagne: "je souhaite, dans quinze jours, devenir votre président, le président de tout le peuple de France, des patriotes face à la menace des nationalistes, un président qui protège, qui transforme et qui construit, qui permet à ceux qui veulent innover de le faire et plus vite, qui aide ceux qui ont moins, à travers l'école, la santé, le travail, la solidarité".

Monaco-Dortmund: place au football, désormais
Dans le petit stade Louis-II (18.500 places), les 3.000 supporters de Dortmund attendus ont l'intention de se faire entendre. Dès samedi en championnat, l'émotion s'est transformée en énergie positive, avec une belle victoire 3-1 devant Francfort.

L'annonce des résultats a été suivie d'une explosion de joie au QG d'Emmanuel Macron, ses partisans scandant " Macron président " et agitant leurs drapeaux de manière frénétique. En revanche, au sein de son gouvernement, les ralliements à l'ancien ministre de l'Économie se sont enchaînés dans la soirée.

Le candidat d'En Marche! veut "rompre jusqu'au bout avec le système".

Chez les écologistes, qui avaient rallié la candidature de Benoît Hamon pendant la campagne, le constat ne diffère pas de celui des socialistes.

De même à l'extrême-gauche, Jean-Luc Mélenchon visiblement très déçu à appelé ses électeurs à vote en conscience, et s'est refusé de se prononcer pour qui que ce soit.

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