"Pas de signe" de radicalisation du tueur pendant sa détention — Champs-Élysées

24 Avril, 2017, 02:15 | Auteur: Franck Riqueti

La campagne présidentielle a brusquement changé de ton, jeudi 20 avril dans la soirée à cause d'un attentat survenu sur les Champs-Elysées à Paris, dans lequel un policier a été tué.

Dans la foulée, François Fillon a déclaré que le combat contre le "totalitarisme islamique" serait la priorité de son mandat s'il est élu. Il a égréné les mesures sécuritaires draconiennes qu'il appliquerait "d'une main de fer" s'il était élu.

Le jeune centriste Emmanuel Macron s'est de son côté présenté comme le garant de " la protection des Français " en promettant une lutte " implacable " contre le terrorisme, tout en dénonçant des " surenchères " chez ses concurrents. Le quatuor de tête, extrême droite, droite, centre et gauche radicale se place dans un mouchoir de poche. "J'entendais Mme Le Pen dire encore il y a quelques jours 'avec moi il n'y aurait pas eu tel ou tel attentat', c'est à la fois irresponsable et mensonger", a asséné le candidat d'En marche. Enfin, Nathalie Arthaud s'est rendue comme prévu à l'antenne de BFMtv pour son déplacement avant la fin officielle de la campagne présidentielle du premier tour pour tous les candidats, vendredi à minuit.

A contrario, le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a souhaité "ne pas interrompre le processus de notre démocratie de manière à bien démontrer que les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains".

Macron et LePen seront au secon — Elections France
Parmi les "petits" candidats, Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) n'a pas appelé à voter pour M. Les urnes ont rendu leur verdict, dimanche 23 avril, à l'occasion du premier tour du scrutin présidentiel.

L'attentat de Paris " aura un gros effet " sur l'élection française, a prédit le président américain Donald Trump dans un tweet publié vendredi matin. Le peuple français n'acceptera pas cela encore beaucoup.

L'Iran a pour part condamné l'attentat tout en critiquant la politique de l'Occident pour ses " concessions " face aux " terroristes criminels " en Syrie.

Un papier portant un message manuscrit prenant la défense de l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), a également été retrouvé près de son corps.

L'homme recherché, présenté comme "très dangereux", a fini par se rendre dans un commissariat d'Anvers. Il faisait l'objet d'une enquête antiterroriste et avait été arrêté le 23 février puis relâché le lendemain sur ordre de la justice faute d'éléments, selon des sources proches de l'enquête. Son domicile a été perquisitionné jeudi soir et trois membres de son entourage étaient entendus vendredi selon une source judiciaire.

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