Présidentielle 2017 : les consignes de votes des perdant

24 Avril, 2017, 06:09 | Auteur: Basile Toussaint
  • Présidentielle 2017 : les consignes de votes des perdant

Selon les estimations, le candidat des Républicains François Fillon (19,8-20,1%) et le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon (19,2-20,1%) sont éliminés, au coude-à-coude pour la troisième place.

"Malgré tous mes efforts, malgré ma détermination, je n'ai pas réussi à vous convaincre".

"François Fillon a annoncé que l'abstention n'était " pas dans [ses] gènes", " surtout lorsqu'un parti extrémiste s'approche d'un pouvoir ": " Il n'y a pas d'autre choix que voter contre l'extrême droite. J'avais vraiment peur d'un Fillon-Le Pen.

Plusieurs responsables de droite lui ont emboîté le pas, rejoignant ainsi la totalité des ténors socialistes.

S'affichant comme " la candidate du peuple", elle a présenté son adversaire du second tour, Emmanuel Macron, comme l'héritier de François Hollande, défenseur d'une " mondialisation sauvage ". Alain Juppé à Bordeaux donne la même consigne, tout comme l'ex Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ou encore la députée Nathalie Kosciusko-Morizet. Le candidat des LR, François Fillon, a également appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle.

Elu pour la première fois en 1981, le député de Paris était pourtant promis à la plus haute magistrature, après sa victoire surprise à la primaire de la droite en novembre dernier.

Présidentielle : Marine Le Pen en tête à Boulogne-sur-Mer
Les appareils politiques classiques sont donc rejetés ce 23 avril 2017 . "Les Français ont exprimé leur désir de renouvellement ". Le Front National n'a cessé de se faire une place parmi les leaders politiques du pays et continue de s'affirmer en tant que tel.

"Le Front national (.) a une histoire qui est connue pour sa violence et pour son intolérance".

Cela lui a certes valu quelques hasardeuses explications ensuite avec l'électorat nostalgique de l'empire colonial, mais sans grande conséquence sur la suite de sa campagne électorale.

Le candidat a évoqué les législatives de juin, pour appeler ses électeurs à ne pas "se disperser", à rester "unis, déterminés" et à faire entre la voix de la droite et du centre lors de ces élections.

"On est en train de vivre un moment historique avec enfin un candidat qui sort du bipartisme, qui va renouveler la classe politique et c'est une bonne nouvelle pour l'Europe", se réjouissait l'un de ses partisans, Quentin, 27 ans. "Sans ambiguïtés, en ce qui me concerne - je pense que la position du parti socialiste sera celle-là -, appelons à voter Emmanuel Macron au deuxième tour de cette élection", a quant à lui déclaré Stéphane Le Foll sur le plateau de TF1.

Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, a convoqué lundi à 10H30 un Comité politique, en présence notamment de Gérard Larcher, président du Sénat. Objectif: amorcer une stratégie pour les échéances de juin.

François Fillon: "Un parti extrémiste est aux". Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, situé très à droite chez Les Républicains, a abondé dans le même sens.

Recommande: