Donald Trump veut une baisse historique des impôts — États-Unis

28 Avril, 2017, 03:27 | Auteur: Armand Coulomb
  • Traders sur le parquet de la Bourse de New York le 24 avril 2017  GETTY IMAGES NORTH AMERICA  AFP  Archives

A l'origine de cette tension inhabituelle entre les deux voisins nord-américains, la décision la veille des Etats-Unis d'imposer des taxes à l'importation de certaines catégories de bois de construction canadien, attisée en plus mardi par la promesse de M. Trump de riposter à des mesures canadiennes limitant les importations de certains produits laitiers américains.

Le projet de réforme fiscale a été présenté, le 27 avril, par Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor et Gary Cohn, conseiller économique du président Trump.

On discerne ainsi trois grands axes. De prime abord, ce projet s'annonce comme une bonne nouvelle pour les ménages modestes.

- suppression de presque toutes les possibilités de déductions fiscales, dans le but d'une simplification extrême, afin que les ménages puissent faire leur déclaration sur une seule page. Enfin, le président américain souhaite supprimer l'ensemble des "exonérations fiscales qui profitent majoritairement aux ménages imposables les plus aisés".

Un système fiscal "territorial" prévoit que les bénéfices des entreprises sont imposés dans le pays où ils sont réalisés.

Le taux qui sera appliqué aux entreprises qui décideront de rapatrier les milliards de dollars qu'elles détiennent actuellement à l'étranger n'a toutefois pas encore été fixé.

Les trois pays signataires du traité de libre échange nord-américain Alena, Etats-Unis, Mexique et Canada, prévoient de renégocier "rapidement" cet accord commercial, a affirmé la Maison Blanche mercredi soir.

Le PSG balaie un Monaco bis — Coupe de France
Valère Germain, l'un des rares cadres à être présent au coup d'envoi, a été laconique en zone mixte: "Il a fallu faire un choix". Mais cette dernière a estimé que le PSG était le garant de la sécurité et du maintien de l'ordre au sein de ses supporters.

Au cours de l'entretien avec Donald Trump, "j'ai fait valoir que franchement (.) un très grand nombre d'emplois et bon nombre d'industries avaient été créés grâce à l'Aléna", a déclaré Justin Trudeau.

L'adoption de cette réforme "historique " est donc encore loin d'être gagnée. D'une part, cette esquisse reste bien, à ce stade, à l'état de proposition.

Le locataire de la Maison Blanche n'a cependant ni confirmé ni infirmé ce recul, répétant son objectif final: "le mur sera construit".

Elle devra dans tous les cas passer à la moulinette du Congrès, contrôlé par les républicains, mais où les démocrates disposent d'une minorité de blocage au Sénat.

Leurs chefs, dans un communiqué, ont d'ailleurs qualifié le plan Trump de "guide précieux", et non de base de négociation. Le secrétaire au Trésor a soutenu que le président avait dévoilé "amplement d'informations", laissant aussi entendre qu'il avait fait preuve d'une grande transparence. Autrement dit, il créera de la croissance, augmentant ainsi le nombre de contribuables, et donc les recettes fiscales. "Il n'y a jamais eu une seule analyse crédible (.) pour suggérer que les réductions d'impôts vont se financer elles-mêmes", a ainsi plaidé auprès de l'AFP le républicain Douglas Holtz-Eakin, président du centre d'études économiques American Action Forum.

Celles-ci placent les producteurs de lait américains dans une situation difficile alors que les Canadiens affirment qu'elles ne visent qu'à enrayer les effets d'une surproduction de l'autre côté de la frontière.

Selon l'administration républicaine, la réforme fiscale permettrait aux entreprises américaines de mieux faire concurrence à leurs rivales étrangères.

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