Trump attendu sur le terrain du conflit israélo-palestinien

23 Mai, 2017, 17:21 | Auteur: Armand Coulomb

Sur la colonisation, considérée par la communauté internationale comme illégale et un obstacle majeur à la paix, M. Trump a déjà réfréné Israël. Après une rencontre avec le président israélien Reuven Rivlin, le dirigeant américain doit visiter, dans l'après-midi, le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme.

Malgré le choix "de l'entente avec le monde" fait par les Iraniens selon M. Rohani, ce dernier s'est immédiatement retrouvé sous la pression des Etats-Unis.

Un responsable de l'administration américaine a confirmé depuis à l'AFP des informations du New York Times selon lesquelles le partenaire en question était Israël, réputé pour l'efficacité de ses services d'espionnage.

Dans quel contexte M. Trump arrive-t-il?

M. Trump sera le premier président américain en exercice à se rendre au mur des Lamentations.

Il fera des escales à Bruxelles (sommet de l'Otan) et en Sicile (sommet du G7).

Il a clairement laissé entendre que cette "rare opportunité" valait aussi pour le conflit israélo-palestinien.

Les audiences de lundi : TF1 en tête avec "Munch"
Hier soir TF1 diffusait la série française " Munch ", elle a séduit 4,8 millions de téléspectateurs. C'est le premier épisode de la soirée qui a été le plus suivi avec 5 095 000 téléspectateurs.

"Je peux vous dire que nous aimerions voir Israël et les Palestiniens faire la paix", a-t-il dit.

Affichant son optimisme, le président américain a dit de ce conflit, l'un des plus vieux du monde, que c'était le " deal le plus difficile à conclure", " l'accord ultime ", tout en promettant: " Nous allons y arriver". Puis, sous très haute protection, il parcourra les quelques centaines de mètres à travers les ruelles séculaires de la Vieille ville de Jérusalem, jusqu'au mur des Lamentations, site de prière le plus sacré pour les juifs.

Avec ses dimensions religieuse et politique, Jérusalem est au coeur du conflit: le Saint-Sépulcre, le mur des Lamentations et l'esplanade des Mosquées se situent à Jérusalem-Est, partie palestinienne dont Israël s'est emparé en 1967 et qu'il a annexée en 1980. Pour autant, les ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au président de l'Etat d'Israël à Jérusalem, capitale du pays, où siègent le gouvernement, la Knesset, la Cour suprême et toutes les institutions nationales.

M. Trump a promis pendant sa campagne de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des Etats-Unis actuellement située à Tel-Aviv, rompant ainsi avec la communauté internationale et des décennies de diplomatie américaine. Ces promesses semblent avoir été révisées à l'épreuve du pouvoir et des risques.

M. Trump devait s'entretenir en fin de journée avec M. Netanyahu avant de se rendre mardi en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, où il sera reçu par le président palestinien Mahmoud Abbas à Bethléem. Une idée dominante à la Maison Blanche semble "d'impliquer des pays arabes clés, l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et d'autres alliés des Etats-Unis dans un processus régional qui créerait ce que Trump appelle un canevas plus large pour parvenir à la paix", dit l'analyste Ghaith al-Omari. Le président cherche d'abord à "faciliter" la reprise de l'effort de paix et à obtenir des deux bords des engagements et des mesures de confiance, disent ses collaborateurs.

Le gouvernement israélien a adopté dimanche soir, "à la demande" de M. Trump, des mesures destinées à faciliter la vie des Palestiniens et favoriser leur économie, notamment leurs voyages à l'étranger et les déplacements des dizaines de milliers de Palestiniens qui vont travailler chaque jour en Israël.

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