Les conservateurs perdent leur majorité absolue

09 Juin, 2017, 07:42 | Auteur: Basile Toussaint
  • La Première ministre Britannique Theresa May lors de la campagne des législatives le 6 juin 2017 à Slough dans le sud-est du pays

"A moins de 50 sièges d'avance, ce sera considéré comme une très mauvaise performance pour" Theresa May, commente pour l'AFP Iain Begg, politologue de la London School of Economics.

Le Brexit, qui dominait initialement la campagne, a été relégué au second plan alors que ces législatives anticipées ont été convoquées trois ans avant la date prévue par Theresa May dans le but de renforcer sa courte majorité au Parlement en vue des difficiles négociations de sortie de l'Union européenne. Les unionistes d'Irlande du nord, du DUP (Democratic Unionist Party), via la voix du parlementaire Jeffrey Donaldson, ont déjà laissé entendre être prêts à discuter et à soutenir les troupes de Theresa May. Le parti de Jeremy Corbyn gagnerait 64 sièges.

Seuls les Libéraux-démocrates ainsi que le Parti national écossais ont envisagé un référendum de maintien dans l'UE à la fin des négociations et également une possible indépendance pour l'Écosse après le Brexit.

Les bookmakers continuent eux de tabler sur une victoire confortable des Conservateurs qui leur permettrait d'étendre leur majorité actuelle de 17 sièges à entre 40 et 70 sièges. En effet, le Labour était "moribond", dirigé par un "dinosaure impopulaire et inaudible", tandis que "les conservateurs se tenaient au garde à vous devant cette Première ministre de combat, partisane d'un 'hard Brexit'", analyse le journal. Outre le Brexit, les principales thématiques qui ont dominé la campagne électorale sont l'immigration, la santé et la protection sociale ainsi que la sécurité, dans un pays sous le choc après les attentats commis à Londres et à Manchester.

L'Arabie saoudite et les Emirats accentuent la pression sur le Qatar
La Mauritanie a de son côté rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar mardi. C'est peut-être "le début de la fin de l'horreur du terrorisme", a-t-il écrit.

Les politiques ont intensifié leur campagne après la publication d'un sondage qui, pour la première fois plaçait les deux partis au coude à coude dans les intentions de vote, faisant ainsi table rase des 20 points de pourcentage supplémentaire dont jouissait Theresa May lorsqu'elle a convoqué les élections anticipées le 18 avril dernier.

Theresa May et son ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, ont remis en cause la capacité de Jeremy Corbyn à mener la lutte antiterroriste d'une part et les négociations imminentes avec Bruxelles d'autre part. Ce sondage sortie des urnes unique pour les chaînes de télévision réalisé par Ipsos-Mori/Gfk est basé sur un échantillon représentatif de 20.000 électeurs dans 140 bureaux de vote clés.

Dans tout le pays, le vote se déroulait parfois dans des lieux insolites. Mais la répétition des attaques commises par des auteurs presque tous connus des autorités et les critiques sur les réductions d'effectifs dans la police par les conservateurs depuis 2010 ne jouent pas en faveur du pouvoir en place. A Brighton (sud), des électeurs votaient dans un moulin à vent du XIXe siècle, et plusieurs églises ont été réquisitionnées à travers le pays. "De toute manière, il y aura des menaces quel que soit (le vainqueur)", a-t-il ajouté. Le nouveau Parlement siégera une première fois le 13 juin, avant la cérémonie d'ouverture solennelle le 19 juin, au cours de laquelle la reine Elisabeth lira comme le veut la tradition le programme législatif de la nouvelle majorité.

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