La grand-tante inculpée pour enlèvement et séquestration (proche dossier) — Affaire Grégory

17 Juin, 2017, 18:15 | Auteur: Franck Riqueti

Ce jeudi avait lieu une prise de parole du procureur suite aux mises en examen de trois suspects dans l'affaire Gregory qui avait été retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Selon le journal l'Est Républicain, le parquet généal de Dijon a requis la mise en examen de Marcel Jacob, le grand-oncle du petit Grégory, et a réclamé son placement en détention provisoire pour 4 jours. Mis en examen, incarcéré, puis relâché après la rétractation de Murielle Bolle, il a été libéré en février 1985.

Quels liens le couple entretenait-il avec les parents de Grégory? Le procureur a cependant assuré que " les époux Jacob ne présentent pas en l'état d'alibi qui soit confirmé ou étayé ". Ils nient les faits qui leur sont reprochés, selon le procureur de la République de Dijon.

Jacqueline Jacob, 85 ans, tante de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant assassiné, a quitté le palais de justice de Dijon escortée par plusieurs gendarmes avant de monter dans un véhicule, ont constaté des journalistes de l'Agence France-Presse.

Jacqueline et Marcel Jacob, tante et oncle de Jean-Marie Villemin ont été incarcérés hier soir, mis en examen pour "séquestration suivie de mort".

Marcel Jacob, 71 ans, est l'oncle maternel de Jean-Marie Villemin. "C'est le bluff de la dernière chance", lance l'avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna. Le lien entre les appels téléphoniques et les lettres est établi par la similitude entre le contenu des textes et des appels. "Je ne comprends pas", a déclaré Me Giuranna à l'AFP. Cette information n'a pas été confirmée par le procureur.

Comment ont-ils réagi lors de leurs gardes à vue?

Affaire Grégory : le grand-oncle Marcel Jacob mis en examen pour séquestration
Marcel Jacob et sa femme Jacqueline ont été déférés au parquet général de Dijon ce vendredi 16 juin. Sa grand-mère, Monique Villemin , était quant à elle en simple audition libre.

Une belle-soeur du père de Grégory, Ginette Villemin, avait aussi été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté jeudi. Les grands-parents paternels de l'enfant avaient également été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges.

De source proche du dossier, la femme est restée mutique durant sa garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.

Marcel Jacob et Michel Villemin, frère de Jean-Marie et défunt époux de Ginette, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, tué en 1985 par Jean-Marie, son cousin qui le pensait coupable.

Des expertises graphologiques sont au c?ur de l'enquête, à défaut d'analyses ADN probantes, le dossier étant riche en lettres de menaces et autres courriers anonymes.

Le logiciel Anacrim aura définitivement bouleversé l'affaire du petit Grégory.

- Sur les trois lettres de 1983, l'une d'entre elles "au moins", aurait été écrite par Jacqueline Jacob.

Les enquêteurs se sont aussi penchés à de nombreuses reprises sur un mystérieux "corbeau" ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, invoquant une "vengeance", en particulier dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps en 1984. La grand-mère, Monique Villemin, serait quant à elle l'auteur d'une lettre de menaces datant de 1989, adressée au juge Maurice Simon, alors chargé de l'instruction et décédé depuis. S'agissant du couple mis en examen, "la localisation des appels n'a jamais été contredite par un quelconque alibi de leur part, ou par l'impossibilité de les passer". Ces développements relancent l'affaire, mais " sur le fond, il n'y a pas d'éléments nouveaux", a-t-on relevé de source proche de l'enquête.

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