"Si c'est eux, j'ai été élevée par des monstres" réagit — Affaire Grégory

18 Juin, 2017, 01:14 | Auteur: Franck Riqueti

Et les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile.

"Je ne serre pas la main à un chef. Tu n'es qu'un rampant qui n'a pas de poils sur la poitrine", lance cet oncle envieux, qui vit sur les hauteurs d'Aumontzey (Vosges) dans une maison surplombant celle de sa sœur Monique. Jacqueline et Marcel Jacob ont nié leur participation à l'enlèvement. Mais il n'avait encore jamais été inquiété par la justice.

Marcel Jacob, 71 ans, l'oncle du père de l'enfant retrouvé mort pieds et poings liés dans un cours d'eau en octobre 1984 dans l'est de la France, a été placé en détention provisoire.

Alors que l'affaire du petit Grégory a connu de nouveaux rebondissements cette semaine, plus de 30 ans après les faits, le procureur de la République de Dijon, Jean-Jacques Bosc, s'est exprimé devant la presse ce vendredi. La grande-tante de Grégory n'a jamais été interrogée durant les cinq premières années d'enquête puis, convoquée pour la première fois en 1989, elle s'est montrée particulièrement réticente à répondre aux questions.

"Le dossier révèle existence dun lien indissociable" entre cette lettre "et le courrier posté le jour du crime avant 17H15 et lenlèvement de lenfant", a indiqué le procureur général vendredi.

Des "notes" de Marcel Jacob ont été saisies dans lesquelles il dit ne pas être le meurtrier selon un proche de l'enquête. Elle a longtemps été soupçonnée d'être le corbeau avec son mari Michel, un frère de Jean-Marie mort en 2010. Ginette Villemin a été remise en liberté jeudi en fin d'après-midi. L'individu à la moustache pourrait-il être Bernard Laroche? Les parents du petit Grégory avaient reçu de très nombreux courriers après le meurtre.

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Une centaine de personnes s'est engouffrée dans le bâtiment pendant qu'à l'extérieur, les manifestants criaient leur colère. De nombreux résidents ont affirmé qu'il n'y avait pas d'issue de secours, pas d'extincteur, pas d'alarmes incendie.

"Monique Villemin a été soupçonnée par beaucoup de ses proches de détenir la clé de l'énigme. Elle a toujours affirmé qu'il n'en était rien." .

Aujourd'hui accusée d'avoir joué les corbeaux, cette octogénaire apparaît comme la maîtresse-femme de la famille Villemin.

Cest elle qui a également élevé son neveu, Bernard Laroche, dont la mère - sa sur - avait succombé en couche.

Elle s'emploie en outre à défendre la mémoire de Bernard Laroche, tué par son fils Jean-Marie en 1985 car il le croit coupable de la mort de Grégory, en se disant convaincue de son innocence.

En novembre 1984, la jeune sur de son épouse Marie-Ange, Murielle Bolle, le dénonce comme celui qui a enlevé Grégory devant la maison de Jean-Marie et Christine Villemin, avant de se rétracter. On a pourtant peine à croire que l'incarcération de ces deux septuagénaires ait été décidée sur la seule base de nouvelles expertises graphologiques, peu scientifiques. Le petit Grégory était seulement âgé de 4 ans.

Les faits avaient été notamment attestés devant les gendarmes et le juge dinstruction par sa belle-sur alors âgée de 15 ans, Muriel Bolle, avant ne se rétracte.

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