France: quatre ministres quittent démissionnent

22 Juin, 2017, 23:52 | Auteur: Franck Riqueti
  • Le député FN Louis Aliot le 7 juin 2017 à Saint-Laurent-de-la-Salanque dans les Pyrénées-Orientales

La ministre des Armées Sylvie Goulard a annoncé qu'elle ne ferait plus partie du gouvernement après le remaniement technique post-législatives qui doit avoir lieu le 20 juin. Son nom est cité dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs du MoDem.

Selon le Premier ministre français, Edouard Philippe, interrogé mercredi soir sur le plateau de TF1, ce remaniement "s'inscrit dans le même esprit que le premier gouvernement: parité homme-femme, des membres de la société civile, le souci de renouvellement avec des nouveaux visages, des personnalités très jeunes et une équipe resserrée".

Par un hasard du calendrier, l'ex-ministre Corinne Lepage a été entendue comme témoin mardi dans cette affaire.

Jacques Mézard, Nicole Belloubet, Nathalie Loiseau et Florence Parly succèdent aux quatre ministres qui ont démissionné ces derniers jours, poussés au départ par un vent de moralisation en pleine recomposition du gouvernement français, a-t-on appris mercredi.

Jeudi, se tiendra "vraisemblablement" un Conseil des ministres, selon l'Elysée, avec, à l'ordre du jour, la loi antiterroriste qui doit prendre le relais de l'état d'urgence. Elle a expliqué vouloir être en mesure, le cas échéant, de "démontrer librement (sa) bonne foi" dans une affaire d'emplois fictifs présumés du parti centriste aux frais du parlement européen.

Sylvie Goulard ne figurera donc plus sur la photo de famille.

La concurrence assouplit partiellement les contraintes de Canal+
Parmi les principaux assouplissements, Canal+ n'aura désormais plus de contraintes pour acquérir des droits sur des films auprès des studios américains.

Malgré la série de démissions majeures qui frappe le gouvernement, l'objectif est maintenu d'annoncer le gouvernement Philippe 2 d'ici 18h00, ont indiqué conjointement à l'AFP l'Elysée et Matignon.

La veille encore, la ministre des Armées descendait d'un appareil militaire au côté du chef de l'Etat pour visiter sans rien laisser paraître le Salon du Bourget.

Emmanuel Macron quant à lui a fait savoir qu'il respectait son choix. Matignon approuve. "Sa fonction ne pouvait pas souffrir la moindre ombre", pointe l'entourage d'Edouard Philippe.

De source proche de la ministre, on affirmait mardi qu'elle avait "volontairement demandé à ne pas être reconduite", s'appliquant "des critères d'exigence qui peuvent surprendre en France mais qui sont standard dans d'autres pays européens".

Le ministre démissionnaire était lui aussi fragilisé, confortablement réélu dimanche dans sa circonscription du Finistère mais visé par une enquête préliminaire du parquet de Brest dans une affaire immobilière.

Recommande: