Xavier Bertrand lance un pavé dans la mare LR, Laurent Wauquiez réplique

25 Juin, 2017, 23:09 | Auteur: Franck Riqueti
  • Bertrand renonce à briguer la présidence LR et soutient Pécresse
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 CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Dans une interview parue dans le "Journal du dimanche ", ce dernier a affirmé qu'il renonçait à briguer la direction du parti, dont l'élection est prévue en novembre, dressant au passage un diagnostic sévère de l'état de sa famille politique, et en particulier de sa dérive droitière, incarnée selon lui par Laurent Wauquiez. Il se dit prêt à soutenir Valérie Pécresse qui " serait une très bonne candidate ". "J'ai pris un engagement vis-à-vis des habitants des Hauts-de-France et j'ai l'intention de le tenir", explique le président de région. "Si on part sur une querelle de coqs" entre "des gens qui seraient plus ou moins à droite", cela "ne résoudra pas le travail de fond que nous devons mener et qui prendra du temps", a-t-elle noté, tout en qualifiant Valérie Pécresse de "personne de très grande qualité" représentant "une droite qu'(elle) aime bien".

Le député LR et ancien ministre Eric Woerth a trouvé sur Europe1/CNews/Les Echos "encore" possible pour les membres de son parti de "vivre et travailler ensemble", alertant néanmoins sur le "risque de s'isoler en autant de chapelles que de lignes politiques". "La primaire a un peu radicalisé la droite".

"Ses parents ont besoin de savoir" — Affaire Grégory
Et fait un début de tri entre les milliers de vérités et de mensonges qui ont été débités depuis le début de l'affaire . Et tué un mois et demi plus tard par son cousin Jean-Marie Villemin, qui restait persuadé qu'il avait tué son fils.

Le président de la région Xavier Bertrand ne briguera pas la présidence des Républicains en novembre. Ne laissons pas les médiocres aigreurs nous détourner du seul objectif qui compte: "la reconstruction d'une droite fière de ses valeurs ", a-t-il écrit sur le réseau social.

"Je ne serais pas candidat à l'élection de novembre", déclare-t-il dans l'hebdomadaire. "Même si j'ai conscience que je peux l'emporter, je ne serai pas le responsable d'une nouvelle guerre des chefs", a encore relevé celui qui incarne une ligne centrale dans son parti, notamment face à celle de Laurent Wauquiez, davantage conservatrice, identitaire et qui, selon lui, "court après l'extrême droite". "Je suis prêt à lui apporter mon soutien", a-t-il dit. La présidente de l'Ile-de-France a répondu au JDD que ce n'était "pas le sujet du moment".

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