87 000 bacheliers sans formation pour la rentrée — APB

17 Juillet, 2017, 15:00 | Auteur: Armand Coulomb
  • Une vaste concertation avec les acteurs de l'enseignement supérieur doit débuter ce lundi

Fin juin, il restait encore 117.000 lycéens sur listes d'attente pour l'université. Il y a de quoi car à ce jour, ce sont près de 87 000 bacheliers qui ne sont toujours pas affectés à un établissement d'enseignement supérieur.

Dans une lettre adressée fin juin aux présidents d'université, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal soulignait déjà que ce contrat de réussite reposerait sur "les souhaits exprimés par les futurs étudiants", "les exigences propres à chaque cursus diplômant" et "les capacités d'accueil des formations".

Pour éviter que ce fiasco de l'admission post bac ne se reproduise l'année prochaine, une réflexion va être lancée à ce sujet: "Dès cette après midi une concertation va être lancée avec l'ensemble des acteurs de manière à trouver des solutions mises en oeuvre pour la rentrée 2018", a fait savoir Frédérique Vidal. Tous vont réfléchir à l'accompagnement des bacheliers vers l'université, et tenter de débloquer une situation ubuesque. Tout d'abord, il y a une augmentation du nombre d'étudiants.

Cette année, se sont également ajoutés aux néo-bacheliers les étudiants en réorientation, mis sur un pied d'égalité par rapport aux jeunes ayant obtenu leur bac. "C'est 150.000 étudiants supplémentaires qui ont été mis dans le système APB", ce qui a "encore amplifié le gâchis", a détaillé la ministre. "On la démarre trop tard, on n'en parle pas assez". Des nouvelles conditions d'accès à la fac qui passent aussi bien par une bien meilleure orientation - aujourd'hui seulement 40% des étudiants inscrits en licence l'obtiennent au bout de 4 ans - que par la fin du tirage au sort.

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Alors que le système est en surchauffe, les acteurs se réunissent lundi pour redéfinir les modalités d'entrée à la fac. "Il faut qu'on soit en capacité de donner une réelle information aux étudiants y compris sur leur probabilité de réussir" à travers les "prérequis", a-t-elle ajouté.

Reste donc à définir ces fameux prérequis, qui "peuvent cacher le meilleur comme le pire", note Jimmy Losfeld, président de la Fage, premier syndicat étudiant. "Ce n'est pas à l'université d'imposer un choix à un lycéen", a-t-il estimé à l'AFP.

La Conférence des présidents d'université (CPU) se prononce quant à elle clairement en faveur de pré-requis.

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