Elle fait un AVC, le Samu lui raccroche au nez

25 Août, 2017, 14:17 | Auteur: Thibaud Popelin
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Plus de 350.000 euros de dédommagements accordés à cette habitante de Guérande qui s'était ainsi, en octobre 2010, fait raccrocher au nez par un médecin du Samu alors qu'elle était en train de faire un AVC (accident vasculaire cérébral).

Le tribunal administratif de Nantes a condamné le Samu de Loire-Atlantique, soient le CHU de Nantes et son assureur, à indemniser Valérie R., une femme d'une quarantaine d'années. Il avait alors invité la victime à " se coucher ", lui assurant que " ça ira mieux demain ".

Valérie a dû alors ramper jusqu'à la porte de ses voisins et a finalement été prise en charge aux urgences une heure après son appel. Dix-huit mois de rééducation "Ces traumatismes crâniens répétés ont pu jouer un rôle délétère sur l'évolution de l'AVC en aggravant la dissection artérielle vertébrale en cours", avaient d'ailleurs noté les experts mandatés dans cette affaire.

Camping Paradis s'invite chez Joséphine, ange gardien
Ce cross-over, la rencontre dans un même épisode de personnages de séries différentes, promet d'intriguer les fans des deux sagas. Mais ce n'est pas tout. " L'année prochaine, je ferai un Camping Paradis en tant que Joséphine ".

Aujourd'hui, Valérie Roux travaille toujours à Pen-Bron, mais comme secrétaire administrative à temps partiel.

Un manque "d'humanité"Il résulte [.] des rapports des experts [.] que l'intervention de l'assistant de régulation médicale et du médecin régulateur [.] a été totalement inadaptée". Aujourd'hui, la femme est lourdement handicapée. "Les propos tenus [.] ont été totalement dépourvus d'humanité: le premier s'est limité au strict interrogatoire administratif et le second a spontanément orienté l'interrogatoire sur la dépression et la prise d'alcool". L'indemnisation, qui lui a été accordée, a notamment servi aux travaux d'aménagement de sa cuisine et de sa salle de bains, qui n'étaient plus adaptées à son état physique. "Un interrogatoire correctement effectué aurait permis de suspecter le problème neurologique et aurait évité l'erreur concernant l'heure de début des symptômes", poursuivent les juges, qui ajoutent que 30% des conséquences de l'AVC sont directement imputables à l'erreur du Samu. On apprend de même qu'un peu plus de 65.000 € devra être versé à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Loire-Atlantique pour les frais de santé engagés pour la victime.

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