Choisir de mourir — Maladie de Charcot

07 Septembre, 2017, 14:07 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Maladie de Charcot: choisir de mourir

La France ne permettant pas l'euthanasie -elle a au passage déploré le silence du gouvernement et d'Emmanuel Macron sur le sujet - elle a choisi de se rendre en Belgique où elle devrait se faire euthanasier au mois d'octobre. Une situation qui aura pour conséquence une paralysie totale avant une morte certaine par étouffement... Au micro de France Inter, elle témoigne.

"Puis d'expliquer qu'elle ne pouvait plus rien faire sans être " assistée " parce que ses muscles " meurent les uns après les autres ". "Je ne veux pas vivre l'horreur que me promet cette maladie". Du moins, c'est ce qu'il se passerait si elle n'avait pas décidé de se faire euthanasier en Belgique.

"Si j'ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m'est promise, c'est parce que j'ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable." . "En fait je suis sur un fil comme une équilibriste, et pour ne pas tomber, il faut faire attention, c'est peut-être pour ça que je reste calme". Le tout dernier été est son combat, un livre qui "parle plus du goût de la vie que de l'horreur de la mort". Un combat qui l'avait notamment amené à interpeller les candidats à la présidentielle.

Corée du Nord: pressions américaines pour de nouvelles sanctions de l'ONU
La crise avec la Corée du Nord " doit être résolue de manière pacifique ", a déclaré lundi son ambassadeur à l'ONU, Liu Jieyi. Au sein du Conseil de sécurité, Washington peut notamment se targuer du soutien de Londres, Paris, Rome et Tokyo.

Anne Bert s'exprime parfaitement bien, cache sa douleur et "maitrise" de son propre aveu la "souffrance (qu'elle) a en (elle)".

Pour mourir, elle doit aller en Belgique, faire face à ce qu'elle appelle un "déchirement" de ne pas pouvoir mourir chez elle, entourée de ses proches. Sur France Inter mercredi, elle a confié n'avoir pas encore "fixé de date" à sa mort, tout en indiquant qu'il était de plus en plus difficile pour elle de vivre au quotidien. Elle fait ce qu'elle fait de mieux, elle écrit un livre. " Devoir partir est d'une violence inouïe ", affirme celle dont le roman s'achève par ces mots: " On n'est pas sérieux quand on va mourir. Son ouvrage sortira le 9 octobre, Anne Bert ne sera alors plus de ce monde.

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