Merkel et Xi pour un "renforcement" des sanctions — Corée du Nord

07 Septembre, 2017, 20:49 | Auteur: Armand Coulomb
  • Le député permanent représentant la France au sein de l’Organisation des Nations unies Louis Riquet lors de la Conférence sur le désarmement le 30 août dernier

En revendiquant dimanche l'essai réussi d'une bombe à hydrogène, Pyongyang a provoqué un tollé international.

Le président chinois Xi Jinping, principal allié de la Corée du Nord, et la chancelière allemande Angela Merkel se sont prononcés jeudi pour un "renforcement des sanctions" contre Pyongyang, a indiqué la chancellerie. Début août, lors de la dernière prise de sanctions, le Conseil de sécurité a fait preuve d'une "unité inhabituelle" concernant la Corée du Nord, a aussi relevé l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU. Moscou "appelle toutes les parties au dialogue et à reprendre les négociations", a-t-il déclaré. Le 29 août, il s'était borné à adopter une déclaration à l'unanimité condamnant le tir de missile nord-coréen ayant survolé le Japon. Mais Nikki Haley a sèchement rejeté lundi cette offre.

Mais le régime nord-coréen ne mettra pas un terme à ses essais de missile tant qu'il ne se sentira pas en sécurité, a souligné Vladimir Poutine. Il a aussi réitéré la proposition russo-chinoise d'un gel des manœuvres américano-sud-coréennes contre une suspension des programmes d'armement nord-coréens, que venait de rejeter catégoriquement son homologue américaine, Nikki Haley. "On ne peut baisser la garde" alors que le régime nord-coréen "ne demande qu'une chose, la guerre", a-t-elle asséné. "Il n'y a pas de solution militaire", a observé le diplomate russe, en reconnaissant dans le même temps que la Corée du Nord a traité "avec du mépris" toutes les injonctions internationales. Les Etats-Unis ont menacé dimanche le Nord d'une "réponse militaire massive" au cas où il menacerait leur territoire ou celui de leurs alliés, tout en affirmant que Washington ne recherchait pas "l'anéantissement total" du pays reclus. L'UE a déjà en place un large arsenal de sanctions, à la fois onusiennes et autonomes, contre la Corée du Nord.

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Le président américain Donald Trump et son homologue sud-coréen Moon Jae-In sont par ailleurs tombés d'accord pour supprimer le seuil limitant la charge portée par les missiles de la Corée du Sud à 500 kg. Séoul, qui prône une forme de dialogue avec le Nord et cependant favorable à des sanctions pour le contraindre à négocier, a demandé aux Nations unies d'adopter de nouvelles sanctions pour "isoler complètement" le pays.

Malgré son agacement vis-à-vis de Pyongyang, Pékin ne devrait pas, non plus, risquer de déstabiliser son voisin, qui le protège d'une frontière avec une Corée du Sud alliée de Washington, en le privant soudain de pétrole. Selon elle, l'approche des Nations unies depuis plus de vingt ans "n'a pas fonctionné" pour forcer la Corée du Nord à changer d'attitude.

Pékin, premier soutien de Pyongyang et destinataire de 90% de ses exportations, est un acteur-clé dans la problématique nord-coréenne. Mais les répercussions sur les Etats-Unis seraient également dramatiques, car la Chine est un partenaire économique important. "La Chine ne veut pas que soit porté atteinte à ses intérêts". Après le 3 essai nucléaire nord-coréen, le 12 février 2013, cette nouvelle sanction est censée tarir les sources de financements utilisées par Pyongyang pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques.

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