Nokia prévoit 597 suppressions d'emplois en France d'ici 2019

07 Septembre, 2017, 10:35 | Auteur: Basile Toussaint
  • Nokia veut supprimer près de 600 emplois de plus en France d'ici 2019

L'équipementier télécoms finlandais prévoit en effet 597 suppressions d'emplois en France d'ici 2019 dans ses filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN), sur un effectif total de 4.200 personnes dans ces deux sociétés, a déclaré mercredi à l'AFP un porte-parole du groupe finlandais.

Les sites de Paris-Saclay/Boulogne et de Lannion (Côtes-d'Armor) seraient concernés par le projet de transformation mais les filiales Radio Frequency Systems (RFS) et Alcatel Submarine Networks (ASN) ainsi que les services de recherche et développement (R&D), en sont exclus, a-t-elle précisé.

Les effectifs actuels des quatre filiales du groupe dans le pays s'élèvent à 5.260 salariés. Le plan précisant la répartition des coupes entre Paris-Saclay et Lannion sera présenté le 18 septembre aux instances représentatives.

À Bercy, un porte-parole a dit que le ministère des Finances réunirait "dans les prochaines semaines" représentants des syndicats et direction au sein d'un comité de suivi des engagements pris par Nokia lors de la fusion avec Alcatel Lucent bouclée début 2016. Aujourd'hui les engagements [des dirigeants de Nokia] sont loin d'être tenus.

Budapest "continuera de se battre contre les quotas" de migrants
Mais au 31 août 2017, la Hongrie du controversé Premier ministre Viktor Orban n'en avait accueilli aucune, et la Slovaquie 16. Budapest et Bratislava ont notamment porté plainte devant la Cour de justice de l'UE, demandant l'annulation des quotas.

Selon l'intersyndicale, le PDG du groupe, Rajeev Suri, s'était engagé auprès d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, à renforcer le secteur de la recherche et développement pour le porter à 2.500 ingénieurs et chercheurs à fin 2019.

Ce plan de réorganisation avait été annoncé alors que Nokia venait d'acquérir Alcatel-Lucent, accroissant donc sa présence en France.

Il a néanmoins proposé une légère hausse du dividende, à 0,17 euro par action contre 0,16 euro au titre de l'année précédente.

Il a toutefois réduit sa perte nette de 36% au deuxième trimestre, grâce à la baisse de ses coûts qui a compensé une stagnation de son chiffre d'affaires.

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