Raids aériens israéliens en Syrie

09 Septembre, 2017, 03:25 | Auteur: Armand Coulomb
  • Un syrien recueille des échantillons après une attaque à Khan Cheikhoun au nord-ouest de la Syrie le 5 avril 2017

L'armée syrienne avait menacé Israël de sérieuses répercussions après des frappes aériennes sur un centre de développement d'armes chimiques à l'est de Hama, dans la nuit de mercredi à jeudi, attribuées à Israël, au cours desquelles deux soldats syriens ont trouvé la mort.

"Des avions de guerre israéliens ont tiré à 02h42 des missiles depuis l'espace aérien libanais, ciblant une de nos positions militaires à proximité de Mesyaf, et ont provoqué des dégâts matériels et la mort de deux membres du site " a affirmé l'armée syrienne dans un communiqué. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 87 personnes, dont 30 enfants, ont perdu la vie dans cette attaque.

" Le centre de recherche a certainement été endommagé par les frappes".

Il n'a pas dit si Israël avait mené l'attaque aérienne. "Troisièmement, la présence de l'armée de l'air russe n'empêche des raids attribués à Israël", analyse M. Yadlin sur Twitter.

Corée du Nord : Trump écarterait la réponse militaire
Pour l'instant, les Etats-Unis, tout en travaillant à leurs propres mesures unilatérales, tentent de faire adopter un nouveau train de sanctions contre le régime nord-coréen à l'ONU, le huitième.

Mercredi, des enquêteurs de l'ONU ont indiqué pour la première fois que le gouvernement syrien était responsable de l'attaque meurtrière en avril de Khan Cheikhoun, accusant Damas de " crime de guerre ".

"Toutes les preuves disponibles conduisent la commission à conclure qu'il existe des motifs raisonnables de croire que les forces syriennes ont largué une bombe aérienne au-dessus de Khan Cheikhoun", explique le rapport.

Les enquêteurs des Nations unies ont formellement accusé le gouvernement de Bachar El-Assad d'être responsable de l'attaque au gaz sarin à Khan Sheikhun, le 4 avril, qui a tué au moins 83 personnes et en a blessé près de 300.

Damas a assuré à plusieurs reprises avoir remis tous ses stocks d'armes chimiques, conformément à un accord conclu en 2013 sous les auspices de la Russie. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avait procédé à des tests et prouvé de manière "irréfutable" que du gaz sarin ou une substance similaire avait été utilisé lors d'une attaque chimique présumée en Syrie début avril.

Recommande: