Une famille de victimes réclame que le procès Merah soit filmé

09 Septembre, 2017, 03:03 | Auteur: Armand Coulomb
  • Un dépôt de fleurs lors d’une cérémonie en 2015 devant l’école Ohr Torah

Le procès de l'affaire Merah s'ouvre le 2 octobre prochain devant la cour d'assises de Paris. Mais, d'après Olivier Morice, l'avocat de la famille de Mohamed Chemse Dine Legouad, à l'origine de la requête, l'affaire Merah n'est pas un dossier terroriste comme les autres. "C'est une affaire qui est marquant dans l'histoire du terrorisme et je crois qu'elle préfigure de nombreux autres actes terroristes qui se sont déroulés", explique le défenseur de la famille du militaire de 23 ans abattu par Merah le 15 mars 2012. Parmi elles, son frère Abdelkader ou encore sa sœur, Souad, mais aussi son demi-frère Sabri Essid ou encore Fabien Clain, les deux hommes ayant depuis rejoint l'Etat islamique en Irak et en Syrie.

La loi Badinter, votée en juillet 1985, autorise l'enregistrement audiovisuel de procès pour permettre la constitution d'archives historiques de la justice. Il était présent lors de la préparation des attaques, comme lors du vol d'un scooter, le 6 mars à Toulouse. Le procès doit débuter le 2 octobre devant la cour d'assises spéciale de Paris composée uniquement de magistrats professionnels, et va durer 5 semaines.

Un nouvel attentat déjoué la semaine dernière à Saint-Ouen
C'est une nouvelle confirmation de la vigueur de la menace terroriste qui pèse sur la France. L'activité des services antiterroristes reste soutenue en 2017.

Le procès d'Abdelkader Merah, le frère du "tueur au scooter", pourrait être filmé. A partir de là, seuls sont autorisés les croquis, réalisés par des dessinateurs assistant aux procès. Le premier procès à être filmé en France a été celui de Klaus Barbie en 1987. Si la requête est acceptée, ce sera la première fois en France qu'un procès jugeant des faits de terrorisme est filmé.

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