Ryad tempère l'espoir d'une solution rapide de la crise du Golfe

10 Septembre, 2017, 08:24 | Auteur: Armand Coulomb
  • Donald Trump propose ses bons offices pour régler la crise diplomatique entre le Qatar et plusieurs autres pays du Golfe

Le 5 juin, l'Arabie saoudite, chef de file des monarchies arabes du Golfe et poids lourd régional, ainsi que les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu tout lien avec le Qatar, en l'accusant de soutenir des groupes radicaux et en lui reprochant son rapprochement avec l'Iran chiite.

Le prince Mohamed a, selon SPA, "bien accueilli le désir de l'émir du Qatar", précisant que "l'annonce des modalités de ce dialogue sera faite" plus tard, ravivant les espoirs d'un début de sortie de crise.

Le Qatar a officiellement inauguré mardi un port d'un coût de 7,4 milliards de dollars qui permettra de " briser les chaînes " imposées par le boycott décrété il y a trois mois par l'Arabie saoudite, les Émirats, Bahreïn et l'Égypte.

Ce porte-parole, cité par l'agence SPA, a protesté contre la manière dont Doha aurait rendu compte de l'appel téléphonique de l'émir du Qatar avec le prince héritier saoudien, l'accusant d'avoir "distordu le contenu de la conversation".

L'agence qatarie a ajouté que l'Emir Tamim a accepté la demande du Prince héritier saoudien, de charger plusieurs délégués d'examiner les questions en suspens, sans compromettre la souveraineté des Etats.

Le Qatar nie soutenir des groupes extrémistes et affirme que ces pays tentent d'empiéter sur sa souveraineté.

Dans ce compte-rendu, l'agence du Qatar a indiqué que la conversation téléphonique avait été faite à la demande du Président américain Donald Trump, qui a proposé vendredi sa médiation, alors que Ryadh affirme qu'elle a eu lieu à l'initiative de l'émir du Qatar.

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L'agence saoudienne a souligné que l'Emir Tamim a formulé le souhait de s'asseoir autour d'une table, pour dialoguer et résoudre la crise du Golfe, en assurant les intérêts de toutes les parties.

Selon lui, "l'inconsistance de la politique du Qatar n'aide pas à renforcer la confiance nécessaire" au règlement de la crise.

Opérationnel depuis décembre, le port Hamad, situé sur la côte sud-est du Qatar, à environ une heure de route de la capitale Doha, est une plateforme majeure pour les importations du pays, frappé par un embargo aérien et terrestre notamment de la part de ses voisins du Golfe les plus puissants.

Les pays hostiles au Qatar exigent, avant tout dialogue, la satisfaction par Doha de 13 demandes, dont la fermeture de la télévision al-Jazeera accusée d'incitation contre les régimes de ces pays, la fermeture d'une base turque au Qatar et la réduction des relations avec l'Iran.

En dépit de la persistance de la crise de confiance entre Ryad et Doha, la prise de contact est en elle même "significative", estime l'analyste Kristian Ulrichsen, du Rice University's Baker Institute for Public Policy.

Cheikh Sabah, qui joue le rôle de médiateur, a été reçu vendredi par le président Trump à la Maison Blanche.

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