Le dispositif Sentinelle sera "mieux redéployé" mais pas réduit — Terrorisme

15 Septembre, 2017, 19:03 | Auteur: Armand Coulomb
  • Le dispositif Sentinelle ne sera pas réduit mais

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et la ministre des Armées Florence Parly ont ainsi présenté jeudi devant le Conseil des ministres la nouvelle configuration de l'opération.

Sentinelle mobilise actuellement 7 000 militaires, et 10 000 en cas de crise. Depuis la mise en place de Sentinelle, les soldats, a priori chargés de traquer la menace terroriste, sont progressivement devenus, au contraire, des cibles récurrentes. Donc, on pourrait dire que c'est une opération paratonnerre, on se dit que s'il y a une attaque qui doit intervenir quelque part, on préfère qu'elle survienne en prenant pour cible des militaires capables de se défendre, plutôt que des civils qui, eux, n'ont pas la possibilité de se défendre'.

Le gouvernement s'est refusé à toute projection chiffrée sur les déploiements au quotidien, laissant seulement entendre que les effectifs fluctueraient en fonction de la menace.

L'opération comprendra donc trois niveaux: un "dispositif permanent" pour la sécurisation de sites sensibles (écoles, lieux de culte.), touristiques, aéroports ou gares; un "échelon de renforcement planifié" pour la protection d'événements occasionnels, sportifs par exemple, ou saisonniers (Noël, festivals.) et une "réserve stratégique" de 3.000 hommes.

"Il faut être plus imprévisible, plus discret, plus à la manœuvre [.] ne pas permettre à l'agresseur de disposer d'un certain nombre d'informations qui rendraient l'opération moins efficace et exposeraient de façon inutile les forces engagées", a expliqué Gérard Collomb, qui prône plus de mobilité pour les troupes affectées.

Les conditions de détention de Salah Abdeslam "assouplies"
Selon Le Parisien , l'administration pénitentiaire Fleury-Mérogis redoute que Salah Abdeslam tente de mettre fin à ses jours. Elle a précisé que la "plus grande crainte" de l'administration pénitentiaire était un suicide.

Les deux ministères de l'Intérieur et des Armées se réuniront dès vendredi, puis une fois par mois, pour ajuster l'opération en fonction des besoins.

L'état-major gérera ensuite lui-même les effectifs en fonctions des missions.

"Une chose est sûre: ce n'est pas la +refonte en profondeur+ qui était annoncée par le président de la République", "dommage, parce que c'était le bon moment politique pour le faire", a tweeté Bénédicte Chéron, historienne spécialiste des questions militaires.

Les soldats de l'opération Sentinelle continueront à patrouiller dans les espaces publics pour répondre à la menace terroriste. La dernière en date a fait six blessés parmi un groupe de militaires percutés le 9 août par une voiture à Levallois-Perret, près de Paris. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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